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Baladodiffusion des Frérots Édition Février 2012

février 3, 2012
Pour la balado mensuelle des Frères du Son, édition de février, on vous sert une autre émission haute en couleurs! On a sortis nos meilleures découvertespour vous faire momentanément oublier les pires températures que l’hiver peutnous faire subir, les temps froids et gris, mais aussi rendre vous journées ensoleillées encore plus lumineuses!


Avec cette capsule d’Une Note Vaut Mille Mots, on vous propose une brochette de musique instrumentale bien relevée, comme on les aime et la capsule commence comme suit:

Avec The Field, c’est le projet duproducteur de musique électronique suédois, Axel Willner, qui fait dans legenre Techno-minimaliste, aux accentsAmbiants-exploratoires. Depuis sespremiers enregistrements en 2005, TheField a accumulé 3 albums sur l’étiquette Kompakt, pour devenir l’une de ses têtes d’affiches. C’est unexpert en succession de couches sonores qui forment des structures complexes etdenses, tout en étant hypnotiques et aériennes, avec des touches de claviersrétros à la sauce New-Wave, un peu comme le font Nicolas Jaar, M83 et laformation Walls, par exemple. Auniveau de la polyrythmie et ses accents expérimentaux mais dansants, je pense àFour Tet et Apparat, entre autres. TheField a probablement conçu son œuvre la plus aboutie avec la sortie de Looping State of Mind en 2011, qui allietous les éléments de ce qu’il fait de mieux et les meilleurs trucs qu’il nouscachait dans ses manches jusqu’ici, un très bon disque d’une série d’albums quine donnent pourtant pas leurs places!
HolyOther, un bel exemple de la Pop qui s’accapare des éléments Dubstep,c’est particulièrement intéressant quand c’est réussi comme c’est le cas aveccette formation anglaise, qu’on pourrait aussi qualifier de Witchouse, vu l’aspect déstabilisant etl’ambiance mystérieuse qui émane de leurs univers sonore. Holy Other mélange l’euphorie de la musique House, mais avec une approche plus downtempo, des rythmes patraques du monde du Dubstep combinés à la sensualité du R&B. Bien peu de chosespeuvent être dites en lien avec le projet musical et puisque comme c’estsouvent le cas dans le style, on n’en dévoile pas trop, question de laisserplaner le mystère. Finalement, HolyOther fait sur With U, leur premier maxi, un genre musical qui se rapproche des formations Esben & the Witch, Nedry et tous les dérivés du stylerétro-futuristes à la James Blake,quelque chose d’un peu étrange tout en étant particulièrement accessible.
Avec lepianiste et compositeur Italien LudovicoEinaudi, qui fabrique des compositions Néo-Classiquesinstrumentales souvent rehaussées par des arrangements pour quatuor à cordes.Ses structures sont dérivées de l’école de pensée des minimalistes et sont toutsimplement sublimes avec une approche en toute sensibilité. Les pièces del’album Divenire, sa plus récentecréation, ont juste assez d’audace pour ne jamais verser dans le kitsch,contrairement à la majorité qui tombe dans le piège. Ludovico Einaudi joue toujours entre les textures toutes en reliefet les subtilité, son style est non sans me faire penser à Thomas Newman, Goldmund,Max Richter et Olafur Arnalds. Ce dernier se retrouve d’ailleurs à être aisémentune autre de mes découvertes musicales les plus marquantes de l’année 2011, untrès bon cru.

PIÈCES ENTENDUES DANS CE BLOC MUSICAL
The Field Arpeggiated Love (LoopingState of Mind)
Holy Other – Know Where (With U) 
Ludovico Einaudi – Rose (Divenire)

BONNE ÉCOUTE!

Avec cette Capsulesur la musique du 7e Art, nous vous présentons les 3 meilleurestrames sonores de l’année selon nos oreilles. Faut préciser que nous prenionsen considération que les œuvres originales d’un seul et même artiste et non lesbandes originales d’artistes variés. Voici pour votre bon plaisir et le nôtre,la chronique sur la musique de film qui nous a le plus interpellée cette année. Avantde commencer, je tiens à dire que cette courte liste n’était pas facile àsélectionner, puisque les choix étaient nombreux et que peu étaient retenus,mais tout de même, on y va de notre top 3.
En 3e position de ce minipalmarès, on retrouve Trent Reznor &Atticus Ross avec leur enregistrement épique pour le film The Girl With the Dragon Tattoo.Visiblement inspirés, les 2 comparses ont créés plus de 3 heures de musique sur3 disques, des atmosphères constamment entre le planant et l’angoissant, ondirait que les pièces de la trame sonore reposent sur un mince fil de fer, toutcomme notre santé mentale en écoutant cette œuvre franchement prenante et unpeu dérangeante. Sur The Girl with The Dragon Tattoo, on entend dessonorités expérimentales proche du Noise et de l’Ambiant,avec des éléments Rock-industriel et une touche que l’on pourraitaisément qualifier de type Drone. Surpris, pas vraiment, mais quepouvait-on s’attendre d’autre de nos protagonistes, principaux concepteursderrière la sonorité de la formation Nine Inch Nails? Rien de mieuxpour ma part! Est-ce que c’était nécessaire de refaire une version américaniséede de l’adaptation cinématographique suédoise déjà très efficace du premiertome de la célèbre trilogie Millenium? Une chose estcertaine, The Girl with The Dragon Tattoo a bénéficié d’untout autre budget, ce qui ajoute au visuel et à l’ambiance générale surtout auniveau de la trame sonore, mais est-ce que ça en fait un meilleur film pourautant, ça, c’est un tout autre débat…
 
Endeuxième position, Jónsi qui a signé la trame sonore pour lefilm We Bought a Zoo que j’estime être de loin supérieure queles prémices du nouveau film de Cameron Crowe! Jon Por Birgisson, dit Jónsi deson nom de scène, a confectionné plusieurs inédits pour les fins du film,avec Boy Lilikoi tiré de son premier effort solo, une célèbrepièce de Sigur Ros avec la très populaire Hoppípolla,et une un peu plus obscure provenant de son premier maxi, Go Do,qui viennent compléter l’album. We Bought a Zoo est l’une desmeilleures bandes originales pour un film familial depuis Where the WildThings Are, produite par Karen O, la chanteuse des Yeah YeahYeahs. Certaines des compositions plus introspectives me font penser audisque Riceboy Sleeps, effort conjoint avec son copain Alex Somers,l’habitué réalisateur de la majorité des enregistrements de Sigur Ros etmembre invisible depuis toujours au sein de la formation islandaise. Jónsi chantedans sa langue natale ou inventée, également dans la langue de Shakespeare pource film américain, chose qu’il avait aussi fait pour Go,son premier disque solo. Les nouvelles pièces sont ni plus ni moins la suitelogique de ce qu’il a créé à venir jusqu’à présent. Nécessairement, on neretrouve rien de tellement étonnant lorsqu’on connait le parcours de l’artisteet son univers musical, mais une belle addition dans son registre déjàimpressionnant et de plus en plus étoffé. La bande originale pour WeBought a Zoo est envoûtante au plus haut point, sans êtreremplie de surprises, elle est bien ficelée et comporte son lot de compositionsqui retiennent l’attention et en font une belle addition au registre de Jónsi,une autre excellente création typiquement islandaise finalement!

 

Enpremière position, c’est les ChemicalBrothers qui remportent la palme avec leurs compositions pour le film Hanna. Un peu comme la formation Daft Punk l’afaite pour le film Tron, il s’agit ici de quelque chose de trèsdifférent de leur registre habituel! Les Chemical Brothers ontconçus des nappes sonores toutes en reliefs et en subtilités, beaucoup plusangoissant et prenant que le travail auquel Tom Rowlands etqu’Ed Simons  nous ont habitués et c’est tantmieux! Cette fois, les frères chimique ont jouésd’audace et ça leur va à merveille, je dirais même que c’est ce qu’ils ont faitde plus poignant, à la fois relevé et planant, plus expérimental que jamaisauparavant. Au menu sur la bande originale d’Hanna, on retrouve despièces qui accompagnent à merveille et rehaussent d’autant plus les images dufilm, telle est la mission d’une trame sonore réussie. Les Chemical Brothers ont visiblement pu se permettre de sortir de leurzone de confort, en préservant la touche qui leur est propre, pour créer unerupture avec leurs disques précédents et réussir à emmener une partie de leurauditoire ailleurs, preuve d’une belle évolution et d’une grande ouverture créativede leur part… Tout ça fait de la trame sonore d’Hanna 50 minutes de purbonheur!
PIÈCES ENTENDUES DANS CE BLOC MUSICAL
 Trent Reznor & Atticus Ross – The Splinter (The Girl with The DragonTattoo)
Jónsi Ævin Endar (We Bought a Zoo)
Chemical Brothers – Interrogation/Lonesome Subway/Grimm’s House (Hanna)
  

Pour cettecapsule de Style Comme Genre, cette fois-ci, nous avons décidés de vousparler du style bien particulier relié à un endroit et une époque précise etqui revient avec l’explosion des styles musicaux qu’on connait depuis plusd’une décennie. On parle du style Krautrock, uneexpression utilisée dans le jargon du milieu musical pour identifier une vague Rock-progressive, Électro-expérimentale, aux accents psychédéliques avec des empruntsau Jazz et au style cabaret enprovenance de l’Allemagne de l’Ouest. C’est un genre qui a fait surface à lafin des années ’60, popularisé principalement en Grande-Bretagne autour desannées ’70 et un terme largement utilisé par John Peel, le légendaire animateurradio à la BBC. Les artistes les plus connus associés avec la scène de l’époquepassent par Tangerine Dream, Kraftwerk, Popol Vuh, Can et Neu! Tous des groupes qui étaient enréaction à un genre de filtre musical imposé par le régime politique en placede l’époque et une période où les allemands étaient en recherche d’une identitéculturelle qui leur est propre. Leurs créations ont influencés la sonorité degroupes réputés comme Tortoise, Stereolab, Wilco (surtout sur l’album YankeeHotel Foxtrot) et Mouse On Mars,pour ne nommer que ceux-ci.

On débute cette capsule thématique avecBrandt Brauer Frick Ensemble, c’est un trio axé autour de la rythmique, avecdes structures qui nous martèlent même parfois un peu les tympans. Au menu sur l’album Mr. Machine, des arrangementscomplexes, avec un jeu distinctif qui me rappellent Igor Boxx (membre de la formation Skalpel) probablement pour l’aspect Krautrock, vues leurs influences et l’origine allemande de laformation. Un bon coup d’audace de la part de l’étiquette germanique !K7, celle-là même qui est derrière lasérie DJ Kicks, d’avoir signé cestalentueux artistes, aussi inspirés que rafraichissant dans leur démarchecréative. C’est un bon exemple que le marché de la musique est ouvert face àl’évolution des goûts du public et qu’ils sont prêts à prendre des risques dansleur choix, ayant tout à gagner à agir ainsi, puisque les auditeurs démontrentqu’ils sont réceptifs à de nouvelles sonorités.

Suivie par unedécouverte de cette année, avec un album redistribué au Canada en 2011, maisoriginalement paru en 2009, la formation Whitetree :Un projet qui implique encore une fois LudovicoEinaudi, le pianiste et compositeur Italien qui fait des bijoux Néo-Classiques instrumentaux que je vousai parlé à notre capsule d’Une Note Vaut Mille Mots un peu plus tôt. Cettefois, il s’est entouré des frères Robert et Ronald Lippok, membres de laformation To Rococo Rot. Ensemble,ils flirtent entre l’Acid-Jazz, lamusique Classique contemporaine, le Rock-exploratoire,le tout avec des nappes sonores électroniques de type Ambiant et Techno-minimaliste.Sur l’album Cloudland, des élans trèsprenants entres plusieurs autres moments beaucoup plus en finesses sont aumenu, ce qui fait de l’enregistrement un kaléidoscope émotionnel étonnant!

 

SØLYST termine cette capsule, c’est le projet solo del’allemand Thomas Klein, batteur pour la formation qui allie des éléments de différents styles comme le Post-RockÉlectro-ambiantJazz-expérimentalKreidler,qui mélange habilement sons analogiques et synthétiques sur son premier albumhomonyme. On pourrait facilement étiqueter le genre IDM ou Post-Rock pourdécrire le genre musical, mais ça ne serait pas vraiment rendre justice à lacomplexité des compositions et leurs juxtapositions de sons. Les structures ontune bonne part d’exploration sonore, tout en ayant un côté Ambiant prononcéet des répétitions accrocheuses et un choix d’instrumentation qui interpelle etse démarque. Quelque chose de tribal se dégage de certaines pièces, je diraismême que c’est le fil conducteur de l’enregistrement de SØLYST, desorte qu’on entre pratiquement en transe dès les premières mesures de l’album!De lentes progressions en intensités sont le mot d’ordre pratiquement danschaque pièce du disque de SØLYST, qui fait en sorte que notreécoute est stimulante et pratiquement différente à chaque fois, grâce à lapolyrythmie irrégulière et du traitement sonore employé. On pense à Caribou ou Four Tet entermes d’artistes qui font une musique comparable et à Unkle et ToRococo Rot (formation avec laquelle il partage son bassiste) pour le voletplus Rock qui ajoute le mordant à son premier disque trèsinspiré.
PIÈCES ENTENDUES DANS CE BLOC MUSICAL
Brandt Brauer Frick EnsembleTeufelsleitere (Mr. Machine)
Whitetree Tangerine (Cloudland)
SØLYST – Malstrøm (SØLYST)

 
Pour notre Autopsiede CD ce mois-ci, on vous vous fait découvrir un disque d’un artiste envous diffusant un trio de pièces d’un artiste qui fait une musique planante et de l’Art visuel sous un autre pseudonyme.

On vous parle de Tycho, qui est le projet musical d’unproducteur de San Francisco nommé Scott Hansen, qui fait un type d’électronique-Ambiant comparable à Boards of Canada, Bibio, Dextro et des touches de claviers qui me fontpenser au duo français Air. Depuisses débuts, il n’a pas arrêté de surprendre avec des parutions soigneusementtravaillés, l’artiste peut prendre son temps, mais l’attente en a toujoursvalu la peine! Le maxi The Science of Patterns, son premier jetdans le monde musical en 2002 a été remarqué par les médias indépendants, maisc’est surtout avec la parution du disque Past Is Prologue en 2006, portépar l’attention gagnée par Sunrise Projector, le premieralbum complet de Tycho en 2004 queles choses ont commencées à bouger pour l’artiste.


En 2007, il signe sur l’étiquette GhostlyInternational et fait paraitre régulièrementdes singles en travaillant sa sonorité, jusqu’à la sortie de Dive, son plus récent opus, paru aumois d’octobre 2011. Il faut aussi mentionner que l’artiste a une double vie,puisqu’en plus de créer des magnifiques morceaux musicaux, il est aussi unartiste visuel et conçoit ses œuvres sous le nom ISO50 avec son propreblog, où il nous propose ses concepts sur t-shirts et des imprimés, ses goûtsmusicaux, ses expériences créatives du moment, le tout toujours très stylisé etd’une manière professionnelle, à l’image de sa démarche musicale. En gros, surl’album Dive, Tycho fait une musique entre l’IDM et le Post-Rock, avec des sonorités vaporeuses, un son de guitare éthérée, des structurestoutes en relief aux répétitions hypnotiques, toutes en harmonie et remplies debelles mélodies.
 

PIÈCES ENTENDUES DANS CE BLOC MUSICAL
A Walk
Hours
Adrift
À surveiller, notre entrevue avec Mathieu Roy, réalisateur du documentaire Survivre au Progrès, dès le 20 février via lesfreresduson.com. Une entrevue captivante disponible dans son intégralité en version audio et en version légèrement écourtée pour notre entretien vidéo, c’est à ne pas manquer!
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