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Baladodiffusion LFDS – Édition Novembre 2011

novembre 11, 2011

Avec la baladodiffusion des Frères du Son de Novembre, on vous propose notre capsule Autopsie de CD, qui a comme mandat d’analyser à fond le dernier disque d’un producteur de musique électronique qu’on apprécie beaucoup, mais lequel?

Apparat qui revient avec l’album The Devil’s Walk, définitivement l’œuvre la plus organique qu’il ait conçue jusqu’à présent. Après son magnifique disque Walls, paru en 2007, des collaborations particulièrement réussies avec Ellen Allien et Modeselektor (qui s’appelle Moderat), une séance avec le légendaire John Peel et un DJ Kicks paru en 2010, le voici qu’il revient avec du matériel original et particulièrement inspiré. L’allemand Sasha Ring, l’homme derrière le pseudonyme, s’est retrouvé à enregistrer son dernier album loin de la froidure hivernale de son pays, pour aller créer dans un studio-maison au Mexique, entouré de musiciens et de collaborateurs de renom, surtout sur le plan vocal. Pour son cinquième disque, Apparat nous a concocté des pièces beaucoup moins synthétiques qu’on lui connait habituellement, il laisse également une grande place au chant, d’abord pour sa propre voix, l’organe vocal particulier de la chanteuse de Soap&Skin et celui de la formation Aaron, se retrouvent tour à tour derrière le micro.

Sur The Devil’s Walk, on s’éloigne vraiment du genre Techno-minimaliste/IDM/Glitch que l’artiste produit depuis ses débuts pour aller vers quelque chose de plus diversifié, tant au niveau de l’instrumentation que des structures de ses compositions. Plus près du Trip-Hop du genre à Massive Attack, cet album est décidément plus Rock et moins Électronique qu’avant, malgré qu’il tapisse allégrement les arrangements de couches de de nappes ambiantes aux synthétiseurs et de subtiles percussions programmées. Les pièces d’Apparat ne sont pas moins touchantes et stimulantes, même bien au contraire, elles forment un assemblage sonore des plus prenants et marquants que l’artiste ait fait. Les attentes étaient hautes depuis le temps qu’il nous a produit du nouveau matériel, on se demandait bien la forme nouvelle qu’il allait prendre, une chose est certaine, c’est une belle évolution de la part de l’artiste et une facette encore méconnue d’Apparat. Qui sait où il nous emmènera après celui-là et quelles collaborations l’attendent dans un avenir rapproché?!

L’intégrale de notre émission, BONNE ÉCOUTE!

Avec notre capsule de Mon Étiquette c’est ma Casquette et ce mois-ci, on vous sert une triple portion de Jazz à la sauce contemporaine.

J’ai visionné dernièrement Sounds and Silence, un documentaire musical sur Manfred Eicher, le fondateur de l’étiquette ECM. Fondée en 1969, les lettres veulent dire Edition of Contemporary Music, donc une musique qui n’a pas peur d’innover. Elle se spécialise dans la musique Jazz qui métisse les genres avec des éléments de musique actuelle, de musique du monde et même de classique plus récemment. Le DVD nous donne un aperçu des musiciens et compositeurs avec une incursion dans leurs univers créatifs. On visite Arvo Part, Nils Bärtsch Ronin, Anouar Brahem et Jan Garbarek, entres autres talents signés par la maison de disque. C’est épatant de voir autant d’investissement de soi, d’écoute, de rigueur et de passion, d’être témoins de moments magiques entre des êtres particulièrement inspirés, talentueux aux visages lumineux. Juste assez de temps pour apercevoir une parcelle de leur génie. Je vous recommande chaudement de visionner ce film très bien réalisé pour approfondir vous connaissances sur la célèbre étiquette, c’est du temps et une somme bien investis! Pour l’occasion, je vous ai sélectionné 3 des récentes parutions sur le célèbre étiquette.

Le producteur Électro-minimaliste Ricardo Villalobos qui s’aventure en terrain moins familier avec un album de remixes des artistes qui se retrouvent sur l’étiquette ECM. Le chilien d’origine immigré en Allemagne, est actif depuis le début des années ’90 et se spécialise dans les genres Techno-minimaliste et Microhouse. Il a plusieurs remixes à son actif, dont certaines pièces de Senior Coconut, Sven Väth, The KLF, Beck et même de Depeche Mode, un de ses groupes fétiches. Pour l’album Re-ECM, c’est une création faite à partir d’enregistrements de différents artistes qui font un éventail de musique assez éclectique que Ricardo Villalobos a remanié à sa façon. Le disque double, s’inspire d’œuvres variés de musique contemporaine sur la réputé étiquette allemande. Plus près de la musique actuelle que du Jazz et l’Électro habituel, le traitement accordé à la musique sur ECM par l’artiste est bien plus que de simples remixes standards. Définitivement exploratoire, parfois même au point de se faire un peu hermétique et très épatant par sa diversité, en alternance entre des pièces toutes en douceur et des moments de déconstruction sonores. On retrouve à travers les 2 disques des passages très subtils et ambiants, d’autres fois beaucoup plus en relief et dérangeants, les collages musicaux entendus sur Re-ECM ne sont vraiment pas accrocheurs de prime abords, mais méritent une écoute approfondie pour mieux saisir l’essence de la démarche artistique de Ricardo Villalobos.

L’argentin Dino Saluzzi et son style particulièrement inspiré et singulier au Bandoneon. Lui qui n’a jamais su lire la musique joue à l’oreille et au feeling depuis les années ’70 et il n’est pas le genre de musicien à suivre les temps, il préfère de loin une forme plus libre pour que les pièces respirent. Il a collaboré avec de prestigieux artistes comme Charlie Haden, Al Di Meola et Enrico Rava. C’est d’ailleurs avec ce dernier qu’il a enregistré la trame sonore du film Volver du réalisateur Pedro Almadovar. Dino Saluzzi est devenu un précieux collaborateur au fil du temps, puisque lorsqu’on a besoin d’un accordéoniste, c’est lui qu’on appelle, sa virtuosité étant comparable seulement au génie d’Astor Piazzolla et son plus récent album, Navidad de los Andes en est une preuve supplémentaire!
 

La New-Yorkaise Marilyn Mazur, une percussionniste, compositrice, chanteuse et danseuse, une femme de pratiquement tous les talents finalement! Autodidacte, elle a définitivement une approche singulière qu’on peut déceler dès ses premiers enregistrements qui datent du milieu des années ’70. Elle a collaboré avec nul autre que Nils Petter Molvaer, le fameux trompettiste norvégien, avec lequel elle avait formé le groupe Future Songs. D’ailleurs, ce dernier a un tout nouvel album Baboon Moon, fraichement sorti au début du mois de novembre et avec son plus récent album Celestial Circle, c’est une autre parution à ne pas manquer!

Ceci n’est qu’un aperçu de ce que l’on peut voir et entendre sur le site des Frères du Son, pour en savoir davantage, c’est en rendez-vous sur notre site web et sur notre nouvelle page Fan sur Facebook pour être à l’affût de nos nouveautés!

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