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Parution de la Semaine – 1er Novembre 2011

novembre 9, 2011
Nils Petter Molvaer, le célèbre trompettiste norvégien est de retour avec Baboon Moon, un album plus texturé que jamais.

De son jeu feutré et créatif, le virtuose nous fait entrer dans une sorte de transe auditive. Très riche en arrangements par endroits, sinon épuré ailleurs, Nils Petter Molvaer revient avec un son à la fois plus Rock et plus planant, souvent en alternance au sein d’une même pièce. Des structures évolutives tapissent son plus récent opus où l’on sent l’artiste inspiré et en grand forme. Quelque part entre Bohren Und Der Club Of Gore (une des seules formations Doom-Jazz) et Erik Truffaz. Nils Petter Molvaer fait du Jazz, certainement, mais contemporain, voire exploratoire et pas seulement que du Jazz, mais des éléments de Rock-atmosphérique et de traitements électroniques sont largement employés par les musiciens. Une ambiance apaisante, mais que ne rend pas amorphe avec des passages plus intenses, énergisants et peut-être même un peu étourdissants par de rares moments, l’album Baboon Moon est définitivement rempli de surprises. Une touche psychédélique est présente, comme la pièce Recoil le démontre si bien, elle que l’on pourrait facilement qualifier de Jazz-Fusion, sans émuler Miles Davis pour autant. Certains moments plus introspectifs ailleurs sur le disque me font penser au travail d’un autre talentueux trompettiste et un compatriote norvégien, Arve Henrikson.

Baboon Moon est une œuvre toute en relief, avec de fines subtilités au niveau des structures de pièces autant que les arrangements et très bien réalisée. À mon avis, jamais le trompettiste a aussi bien mis en valeur et aussi bien entouré. La guitare électrique est efficace dans son jeu sans se faire trop criarde ou présente, une basse bien ronde et une batterie lourde ajoutent beaucoup de profondeur aux compositions de Nils Petter Molvaer. L’artiste nous emporte dans son univers musical particulier avec une aisance sans pareille et c’est avec un grand plaisir, sinon un envoutement quasi total, qu’on se laisse prendre au jeu. On décèle aussi quelques percussions inusitées comme la Hang-Drum ou le vibraphone que je crois entendre sur quelques passages, avec le Theremin comme Portishead l’utilise si bien et le recours à des effets de bandes magnétiques (des Tape Effects sous vous préférez). Donc un album riche en instrumentation, malgré l’impression de minimalisme qui plane tout au long de notre écoute, mais je vous dirais que ce n’est pas seulement ceci qui plane bien souvent, mais nous également, avec Nils Petter Molvaer, c’est presque toujours garanti! Baboon Moon est un album qui est aussi parfois dissonant, dérangeant et déstabilisant, définitivement un disque aux multiples facettes qu’il ne faut pas passer à côté!

Molvaer et ses musiciens en studio pour l’enregistrement de la pièce Mercury Heat

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