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Retour sur le FME 2011 – Jour 3

septembre 12, 2011
Troisième et dernière journée pour nous au Festival de Musique Émergente à Rouyn-Noranda pour une programmation qui était la plus chargée de toutes, autant au niveau de notre horaire d’entrevues que de la série de spectacles que nous tenions à manquer sous aucun prétexte.

Tout commence par une prestation de la formation Rock-atmosphérique Monogrenade dans la formule des 5@7 au bistro-bar Chez Bob. Les musiciens ont donnés une énergique et convaincante représentation. Le groupe donne dorénavant l’impression de s’assumer totalement et de prendre un malin plaisir de jouer ensemble, nous qui les suivons depuis leur début. Le départ encore un peu douloureux du chanteur initial semble avoir soudé les liens qui unissent les membres de la formation et où chacun s’est retrouvé à avoir un rôle primordial dans le collectif. Ils nous ont même donnés l’opportunité d’entendre de nouveaux arrangements qui rendent méconnaissables les pièces de Tantale, leur premier album complet, à un auditoire toujours aussi bavard, mais qui, somme toute, a donné l’impression d’avoir véritablement apprécié la musique que Monogrenade était venue nous présenter. Une bonne prestation dans un lieu qui est non sans me rappeler le Quai des Brumes. Voilà une autre bon spectacle dans la série des 5@7 offerts par le FME entièrement gratuitement!

De retour encore une fois à l’Agora des Arts pour ce 3e soir et probablement le meilleur que le FME a à nous proposer. Afin de poursuivre cette soirée qui s’est déjà bien amorcée avec Monogrenade. Notre choix s’est arrêté sur un étonnant groupe français Nestorisbianca, qui fait une musique hybride entre le Jazz-Rock-atmosphérique aux accents joyeusement expérimentaux. Un mur de guitares, une batterie lourde avec un saxophone qui produit des sonorités inattendues, quand ce n’est pas de la trompette et d’autres instruments à vents. Surtout qu’on pourrait croire que le musicien fait appel à des effets de distorsion pour ces sonorités triturées, mais il m’a assuré, un peu plus tard dans la nuit, qu’il n’en n’est rien, très épatant! C’est cet élément qui, selon-moi, distingue le plus la formation et qui établis la signature qui leur est propre. Une sonorité très riche tant au niveau des arrangements que du choix de l’instrumentation, c’est aussi ce qui les démarques et fait en sorte que Nestorisbianca fait véritablement un style original. Par contre, avec le vocal un peu nonchalant, c’est probablement l’attrait qui me plait le moins dans le mélange, qui, somme toute, est étrangement stimulant. Je ne sais pas pourquoi le directeur de la programmation a choisi de les jumeler avec que ce qui les a suivis, c’est-à-dire, Miracle Fortress et Young Empires, qui ont un registre résolument plus Électro.  Nestorisbianca, à mon humble avis, aurait fait une bien meilleure ouverture au spectacle de Duchess Says avec Galaxie que Nic à Feu, le groupe Punk-Rock générique de la région Abitibienne, pour lequel je n’avais absolument aucun intérêt.

Justement, retournons au Petit Théâtre du Vieux-Noranda pour la suite de cette soirée survoltée en compagnie d’Annie-Claude Deschênes et sa bande, pour une prestation que l’on s’attendait complètement déjantée. Duchess Says ne nous a vraiment pas déçus avec l’énergie et la folie qu’on leur connait, au menu, body-surfing, éclaboussure d’eau et quelques sorties de la chanteuse en plein milieu de la foule pour réveiller certains spectateurs non-initiés. Quand tout ce cirque n’était pas suffisant à son goût, elle a décidée de séparer la salle en 2 clans, soit la moitié à gauche et l’autre à droite, pour nous proposer de faire comme les shows de Métal et de se rentrer dedans, telle une armée contre une force adverse, ce qui a résulté un trash aussi bref qu’intense! Un véritable défoulement collectif où personne ne s’est blessé, mais on peut dire qu’assister à un spectacle de Duchess Says c’est du sport! D’ailleurs, la formation réitère avec In a Fung Day T, leur nouvel album qui paraîtra enfin le 11 Octobre 2011.

Olivier Langevin suivait avec son groupe Rock-garage du Lac St-Jean, Galaxie, pour continuer une soirée déjà bien entamée. Il a la chance d’être très bien entouré avec nul autre que Fred Fortin à la basse, Dan Thouin aux claviers, Pierre Fortin (des Dales Hawerchuck) à la batterie et Audrey-Michèle Simard pour venir l’appuyer vocalement. Galaxie donne tout un spectacle, très énergique et plein d’énergie festive avec la virtuosité des musiciens et la complicité qu’ils ont établis entre eux depuis qu’ils ont commencés à faire la tournée au début du printemps pour Tigre et Diesel (en nomination pour un prix Polaris), le plus récent disque de la formation.

Solide n’est pas le mot pour décrire la performance qu’ils nous ont offert sur les planches du Petit Théâtre, avec une bonne sono, quoi qu’ils aiment toujours le volume aussi fort, un éclairage efficace et une salle comble. Le show étant rodé au quart de tour depuis le temps qu’ils jouent ensemble, ils ont balancés pièces après pièces devant un public très réceptif et respectueux. Si vous ne l’avez pas encore vu live dans les nombreuses petites salle que Galaxie s’est produit un peu partout en région ou pour les 10 ans de la maison de disque C4, présenté au Métropolis, pendant les Francofolies, c’est pas trop tard, puisqu’ils sont toujours sur la route à un rythme effréné et ils seront d’ailleurs au Mouton Noir à Val-David, Samedi le 15 Octobre, pour une représentation on ne peut plus intime dans le petit bistro de mon village natal. Comme l’endroit a un cachet incomparable et que le Galaxie donne tout ce qu’il peut, peu importe où il se trouve, des Laurentides jusqu’au Saguenay, ça vaut amplement le détour, avis aux intéressés!

Ce soir-là, les bons concerts n’en finissaient plus, donc transportons-nous au Cabaret de la Dernière Chance pour un spectacle hors du commun avec Secret Chiefs 3 et la suite des évènements. À la tête de ce projet, n’est nul autre que Trey Spruance, ancien guitariste de Mr. Bungle et de Faith No More, bras droit créatif de Mike Patton et virtuose émérite. Le brillant homme et ses acolytes ont donné de loin un des meilleurs spectacles du festival et un de plus marquant auxquels j’ai assisté depuis un bon moment! Je ne vous en dis pas plus pour l’instant, puisque j’en rédigerai un article en profondeur dans les jours qui suivent, sinon je pourrais m’étirer beaucoup trop longtemps sur le sujet, on y reviendra, très bientôt…

Pour clore la soirée et nos derniers moments au festival, quoi de mieux que d’assister au retour du trio Électro-Jazz-Rock Plaster, enfin réunis après plus de 5 ans d’absence! Jean-Phi Goncalves étant revenu de son aventure avec Beast, rejoint Alex McMahon et François Plante pour reformer la mythique formation en nous promettant de mettre le feu aux poudres partout où ils se produiront avec du nouveau matériel en main pour lequel nous avons fait office de cobayes auditifs avant qu’ils ne couchent les pièces sur un tout nouvel enregistrement et devinez quoi, c’est pour bientôt! Ils ont déjà une bonne quantité de nouveau matériel en banque et si tout va comme prévu, on devrait être en mesure de l’entendre dès le mois d’Octobre. Quelle plateforme choisirons-t-ils (le numérique probablement), une formule gratuite au niveau de la distribution, différents forfaits payant à la manière de Radiohead, qui sait? Finalement, une prestation de qui n’était pas tout à fait à la hauteur de mes attentes, quoi qu’il fallait s’y attendre, nous avons tout de même eût le privilège d’assister à une grande première et visiblement, les gars s’en font un plaisir de retrouver à partager la scène ensemble et de renouer contact avec leur public, vivement le retour de Plaster dans le paysage musical parfois un peu trop terne et générique, un vent rafraichissant souffle définitivement cet automne!

C’était déjà le moment de quitter pour nous, les yeux écarquillés, nos cœurs remplis de joie intense et nos têtes pleines de magnifiques souvenirs de cette 9e édition du FME. Difficile de revenir sur terre après une expérience comme celle-ci et c’est tant mieux! En attendant le 10e anniversaire du festival l’an prochain, je vous propose notre bilan final de notre aventure pour mon prochain article dans les jours qui suivent. N’ayez craintes, les entrevues des Frères prennent peut-être parfois un peu de temps avant d’être publiées, mais je vous garantis qu’elles en valent l’attente! Bien sûr, on vous tient au courant des nouveaux développements avec Les Frères du Son très prochainement, c’est à suivre…

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