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Retour sur le FME 2011 – Jour 2

septembre 9, 2011


Pour bien amorcer cette deuxième journée de festivités, le Festival de Musique Émergente nous avait concocté des formules 5@7 gratuites dans les petits bars-terrasses du centre-ville de Rouyn, ce qui donnait un feu roulant de spectacles pour les festivaliers. Donc, pendant que Philippe B jouait à la galerie d’art l’Écart Jérôme Minière nous offrait une performance à l’Abstracto, tandis que Grenadine donnait tout ce qu’elle avait à offrir dans l’antre de Chez Bob et les BETALOVERS étaient à l’œuvre au Trèfle Noir.



C’est surtout pour le charismatique Charles Lavoie à la tête de la formation et originaire de la région, que nous avons optés pour la prestation de ces derniers et le petit bistro-bar était bondé pour l’occasion. L’atmosphère était conviviale, le climat torride et les gens moyennement attentifs, comme c’est souvent le cas dans un lieu de diffusion un peu plus petit. Les musiciens entassés sur scène étaient munis d’un impressionnant arsenal musical, dont une contrebasse, guitares, synthé et une petite batterie. Avec la voix de Charles et son style de chant qui me rappelle un peu celui de Patrick Watson, les BETALOVERS donnent une prestation très sentie et intense. Au niveau musical, c’est une musique recherchée sur une base légèrement Pop-atmosphérique qui est le mot d’ordre. Avec ses arrangements aux structures progressives, je n’aurais jamais pu deviner que 2 des membres du groupe en étaient à leur grande première au sein de la formation ce soir-là! Le public très hétéroclite en a eu plein la gueule, seulement, je trouve ça un peu dommage qu’un style si introspectif soit écouté avec si peu d’attention. Par chance, le spectacle qu’ils nous ont offert a amplement réussi à en subjuguer plusieurs.




Un peu plus tard, Salomé Leclerc était censée lancer son premier album sur la scène extérieure de la 7e rue, pendant que la pluie tombait comme des cordes dans un violent orage, on peut dire que le concert est tombé à l’eau et qu’il va nous falloir un raincheck… Son Folk empreint de mélancolie que l’on pourrait facilement qualifier de Sadcore, un peu à la manière d’Émilie Proulx, appuyé par Philippe B à la guitare, aussi très présent pour les arrangements et sa direction artistique, aide énormément à tapisser musicalement sa poésie issue d’une sagesse peu commune, surtout pour une artiste de son âge, étant encore que dans le jeune vingtaine, étonnant! Nous avons manqués son lancement, mais une chance que nous l’avions vue au Festival de la Chanson de Tadoussac en 2010, où elle avait charmé le public. Les Frères du Son avait réalisé une entrevue avec elle à ce moment-là et elle nous promettait déjà un album bientôt, elle qui n’avait qu’une courte, mais très prometteuse maquette à l’époque. Elle nous parlait également de sa sensibilité et de son univers créatif et maintenant, on peut enfin entendre le résultat de cette gestation puisque l’attente est officiellement terminée, l’album intitulé Sous les Arbres de Salomé Leclerc est sorti le 6 Septembre.


Ensuite, rendez-vous au Petit Théâtre du Vieux-Noranda afin de poursuivre cette deuxième soirée endiablée, nous sommes allés voir la représentation de SoCalled et son feu roulant d’énergie positive et son patchwork d’influences multiculturelles. L’artiste entouré de musiciens chevronnés, vocalement accompagné par nul autre que Katie Moore, qui avait sa propre prestation qui se déroulait à quelques pas seulement du Théâtre, soit à l’Agora. Elle y succédait Dany Placard et précédait Akron/Family dès qu’elle sortait de scène avec SoCalled, donc pas de temps pour un rappel ni pour étirer la sauce d’aucune manière, the show must go on, comme on le dit si bien, et hop, une autre bonne prestation suivons-la l’autre côté de la rue pour la suite des évènements.



Nous voilà en compagnie de Katie Moore avec son Folk aux accents sudistes entourée de ses 4 musiciens, nous avaient préparés une soirée qui sentait le roadtrip et un peu la sueur aussi, puisqu’il faisait une chaleur torride et un taux d’humidité hors du commun cette journée-là en Abitibi. Ne manquait qu’un Pedalsteel, pour compléter parfaitement les arrangements, mais le clavier lui faisait très bien office. Une chose est certaine, j’apprécie beaucoup le timbre de voix de Katie Moore que son registre musical, sans oublier les harmonies vocales avec ses musiciens qui étaient de toute beauté à entendre. Par contre, ils ont interprétés quelques reprises un peu moins convaincantes, des morceaux qui ressemblaient beaucoup moins aux pièces originales de l’artiste qui crée des compositions à cheval entre le traditionnel et du Folk plus contemporain. Un spectacle calme et ressourçant, où on en ressort un peu dépaysé et remplis d’une sérénité.




Pour bien terminer une soirée qui vient pourtant à peine de s’amorcer, rien de tel qu’un bon show de Malajube pour venir la couronner. De retour au Petit Théâtre, je ne sais toujours pas pourquoi ils aiment  le volume aussi fort, même dans de plus petits lieux de diffusion, ce qui peut aisément se traduire en une expérience désagréable pour les spectateurs qui en ressortent avec l’impression d’avoir la tête remplie de coton et avec l’ouïe qui capte quelques fréquences en moins, sauf si on a des bouchons pour éviter les acouphènes! Néanmoins, rarement ai-je vu une foule aussi dense et enthousiaste pour le groupe qui en était à sa 3e participation au FME. Ils ont enchaînés pièce après pièce devant la salle où s’était massé une foule conquise d’avance, agrémenté par un des meilleurs éclairages du festival. Malajube n’a pas tardé à délier les jambes et les bras des spectateurs en nous balançant ce qu’ils avaient de mieux et ce n’est certainement pas le bon matériel qui leur manque! Déjà que leurs structures de pièces sont étonnantes et irrégulières, ils se laissaient de bonnes fenêtres d’improvisation, ne laissant aucun répit à l’auditoire qui en redemandait. Généreux, le groupe nous a interprété 3 pièces pour le rappel, par contre, la globalité de leur performance n’a pas été livrée avec l’énergie qu’on leur connaît. Un bon spectacle, mais certainement pas un de leur plus mémorable. Ce soir-là, nous  avons dû le couper court, puisque le lendemain nous attendait notre journée le plus chargée, alors au lit, mais c’est loin d’être fini!

Voici la baladodiffusion spéciale des Frères du Son avec certains des artistes qui étaient au FME cette année, question de vous mettre encore plus dans l’ambiance du festival. En vous souhaitant une bonne écoute en notre compagnie!

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