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Baladodiffusion des Frères du Son – Édition Avril 2011

avril 12, 2011

D’ici la fin du mois, Les Frères du Son ont quelque chose de gros à vous présenter! Non, nous ne sommes pas enceintes, mais c’est tout comme, puisque notre nouvelle compilation, Les Frères du Son Vol.2 va enfin voir le jour après plus d’un an de dur labeur. Montag, Pawa Up First, Alexandre Désilets, Mathématique et Maxime Robin font parti des artistes qui nous ont généreusement pondu du matériel exclusif pour cette toute nouvelle édition de notre compilation numérique gratuite!  Il y aura aussi un évènement lancement au Bistro In Vivo à Montréal, Samedi le 30 Avril à partir de 21h, avec des mini prestations de Chartier+4, Antoine CorriveauThe Banjo Consorsium et The Vasts, en plus et l’entrée n’est que de 5$ et vous pourrez même vous abonner à notre section Fidèles sur place! Ah oui, en passant, jetez un coup d’oeil à notre entrevue avec Radiohead, ça vaut vraiment la peine…

En parallèle, puisqu’il est encore disponible en téléchargement gratuit, vous pouvez vous ruer sur le Volume 1, paru l’an dernier au moment de l’inauguration de notre site web, via la bannière au bas de l’onglet Audio, accessible avec 4 nouvelles entrevues diffusées la première semaine de Mai, moment du grand dévoilement de la section Fidèles des Frères et ses nombreux avantages. Puisqu’en plus de notre compilation de chansons inédites, on vous offre une série de baladodiffusions 100% musicales thématiques disponibles sporadiquement à travers l’année et des montages exclusifs sur certaines des grandes questions à la sauce Les Frères du Son.  En plus, en vous abonnant, vous avez accès aux entrevues 15 jours avant leur jour de diffusion au grand public. Ce qui témoigne qu’on est constamment à chercher de nouvelles idées et de nouveaux projets à vous offrir!

Un Petit Goût de Boulimie, c’est notre capsule qui récapitule les parutions qui ont retenues mon attention au cour des semaines précédentes. Ces articles sont publiés ici mêmes, dans les articles du mois de Mars, aussi accessible via l’onglet blogues sur le site des Frères du Son et même sur Côté Blogue. Voici la liste de la musique entendue pour notre premier segment de notre balado du mois d’Avril.
 PIÈCES ENTENDUES À CE BLOC MUSICAL
Federico Aubele avec Natalia ClavierLágrimas Viejas (Berlin 13)
On a Créé UN MONSTREDorval (L’Iceberg)
The Joy FormidableA Heavy Abacus (The Big Roar)

BONNE ÉCOUTE !

Pour cette capsule de Mon Étiquette c’est ma Casquette, qui est une chronique sur les étiquettes de disques qui ont le don de nous faire entendre des artistes qui nous semblent inspirées et de nous présenter des œuvres intéressantes. Donc voici la compagnie que nos tympans ont choisie cette fois-ci.

 Brownsound Recordings, c’est l’étiquette de disque fondée en 2006 par Gilles Peterson, une véritable légende vivante sur la scène Acid-Jazz et House-downtempo aux accents latins très funky. On le compare même à feu John Peel, une autre figure de proue radiophonique et disc-jockey, puisque tout comme lui, Peterson, qui roule sa bosse depuis le milieu des années ’80, est aussi DJ anglais et animateur radio pour la BBC. Avec sa notoriété, Gilles Peterson peut facilement se permettre de choisir les meilleurs endroits pour se produire en prestation et il est également producteur à ses heures pour le projet cubain, Havana Cultura. Constamment à la recherche de sons rafraichissants, Gilles Peterson sillonne le globe à la recherche de talents cachés pour venir s’ajouter à la liste d’artistes sur Brownsound Recordings, avec des ambiances particulièrement jazzy, par des artistes qui osent faire des métissages insoupçonnés de différents styles musicaux.

Avec une étonnante découverte pour ma part, Ghostpoet, un artiste qui mélange R&B avec des textes livrés façon Spoken Word, avec une nappe sonore électro downtempo à l’attitude Hip-Hop aux penchants psychédéliques. Le MC qui se cache derrière le nom du projet Ghostpoet est Obaro Ejimiwe, un résident anglais avec ses racines au Nigéria. Sur Peanut Butter Blues & Melancholy Jam, son premier album complet, on sent un côté légèrement Raggae dans son approche vocale, même si son flow est peu convainquant par moments, je dois dire qu’on s’y fait rapidement après à peine quelques pièces du disque. L’enregistrement manque juste d’un peu d’assurance et d’énergie pour que la sauce lève à son plein potentiel, mais au fond, peut-être que c’est le but de l’exercice… Pour ce qui est du volet musical de Ghostpoet et du concept global du disque Peanut Butter Blues & Melancholy Jam, on retrouve un traitement sonore recherché et singulier et des structures rafraichissantes, le tout couronné par un hymne Rock. Faut aussi que j’avoue que je me considère très exigent envers tout ce qui tourne de près ou de loin autour du Rap, mais je peux affirmer que Ghostpoet a réussi à captiver mon ouïe assez facilement en me rappelant King Midas Sound et Gil Scott-Heron.

Avec la popularité que connait la recette de James Blake ces temps-ci, je ne serais pas surpris de voir qu’on accorde beaucoup d’attention à la musique de Ben Westbeech au cours des prochains mois. En provenance de l’Angleterre lui aussi, ce violoncelliste de formation produit un dérivé de musique Soul qui rencontre certains aspects du mouvement Dubstep. Producteur de musique Jazz-House depuis quelques années, maintenant Ben Westbeech fusionne allègrement des éléments de la culture Hip-Hop et de la scène Drum ‘n Bass et c’est bien l’amalgame de ces influences qui le distingue autant! On attend avec impatience There’s More To Life Than This, son premier album complet en 4 ans, qui devrait sortir plus tard cette année et je suis curieux d’entendre ce que Ben Westbeech nous réserve!

Elan Mehler, c’est un pianiste Jazz et son album, The After Suite, un disque aux airs Jazz-contemporain, avec des compositions raffinées aux passages exploratoires sur les bords. Son jeu me fait un peu penser à celui de Gonzales à l’époque de son album Solo Piano, mais en version moins épuré au niveau des arrangements et seulement sur certaines pièces. Elan Mehler, qui arrive de New-York, actuellement résident Parisien, connait un engouement peu commun pour son style de musique depuis ses débuts en 2007. The After Suite, est un de ces albums créé après une rupture affective douloureuse qui aurait aisément pu tomber dans la noirceur, mais qui, bien au contraire, est tout en relief et en sensibilité, surtout avec la fabuleuse voix de Becca Stevens, qui vient rehausser les compositions d’Elan Mehler.

PIÈCES ENTENDUES DANS CE BLOC MUSICAL
Ghostpoet Us Against Whatever Ever (Peanut Butter Blues & Melancholy Jam)
Ben WestbeachFalling (remixée par Dark Sky)
Elan Mehler et Becca StevensThe 54th Leap (The After Suite)
 C’est maintenant le temps pour la capsule Une Note Vaut Mille Mots, notre chronique sur les projets musicaux majoritairement instrumentaux. Fidèles à nos habitudes, encore une fois ce mois-ci, on est allé vous dénicher une musique inspirante qui provient d’un peu partout à travers le globe.
On commence avec le projet anglais Walls formé en 2009 par Sam Willis et Alessio Natalizia, ensemble, ils font une musique qui oscille entre l’Électro-Glitch, IDM et un peu Techno-ambiant. On compare le duo avec d’autres projets comme Lusine, qu’on a parlé et qu’on peut entendre à notre balado du mois de Janvier. On trace aussi des parallèles entre la musique de la formation Walls avec le genre Ambiant particulièrement texturé que fait Ulrich Schnauss, aussi à The Field, pour cette petite déchirure sonore et ses structures hypnotiques. Walls fait dans les atmosphères ouatées, perdus quelque part entre l’éveil et les rêves, la piste de danse et le lit ou la lucidité et le délire. Walls a fait paraitre 8 pièces qui nous laissent en appétit, puisque l’album homonyme ne dépasse pas la demi-heure.

Une formation québécoise nommée tout simplement Voilà! mais ce qu’elle fait comme musique, c’est pas simplet même si le nom est tout simple. C’est un quatuor de la région de Montréal formé en 2007. Ils font des structures un peu complexes sans faire de la musique pour de la musique, loin d’être hermétiques, riches en instrumentation, à la manière de Patrick Watson pour l’aspect plus Pop-exploratoire. Dans un registre similaire à Torngat, Pawa Up First et à peu près tout ce qui se trouve sur l’étiquette de disque Constellation, d’innombrables comparaisons à la vague Post-Rock viennent en tête, mais tant que c’est fait avec du bon goût, originalité et professionnalisme, on n’a rien contre! Voilà! a 2 enregistrements à leur actif, Le Congo Pour les Lions et Odessa, et la formation fait des pièces aux structures progressives, majoritairement instrumentales, mais ça n’empêche pas les membres du groupe d’avoir des envolées lyriques ou vocales par moments. On attend encore le disque officiel, puisque le groupe semble être un fervent défenseur de son indépendance, en tout cas, vu de l’extérieur, mais est-ce que c’est réellement le chemin qu’ils ont choisi ou est-ce que c’est par choix, sinon par dépit, Voilà! la question!

Erik Truffaz 4Tet c’est le retour à la version quatuor, visiblement bien entouré, le trompettiste français n’a plus de réputation à se faire et sait comment s’attirer des projets les plus impressionnants et différents les uns des autres. Pour In Between, son plus récent disque, Truffaz a fait appel à ses musiciens pour reformer à nouveau son collectif avec Marcello Giuliani à la basse, Marc Erbetta à la batterie et Benoît Corboz aux claviers, tous des collaborateurs de longue date. Pour In Between, Erik Truffaz et sa bande sont allés chercher le vocal imposant de Sophie Hunger pour quelques-unes des pièces, elle qui, soit-dit en passant, a fait un ravage à son dernier passage au Festival de Jazz de Montréal, l’an dernier. Cet enregistrement est un éventail d’émotions, des pièces plus accessibles s’entremêlent à d’autres plus corsées, sans pour autant perdre le fil conducteur de l’album. Avec In Between, comme le titre le dit, on est entre 2 eaux, inconfortable par moments, un peu comme être assis entre 2 chaises, mais où la trompette feutrée de Truffaz vient tout équilibrer.

PIÈCES ENTENDUES DANS CE BLOC MUSICAL
Walls Hang Four (Walls)
Voilà!Le Noctambule (Odessa)
Erik Truffaz 4tetBC One (In Between)

Pour notre capsule d’Autopsie de CD, qui plonge en profondeur dans un enregistrement, en vous offrant 3 extraits du même album. Cette fois-çi, il est question d’un artiste encensé par les critiques, on en parle partout, mais on doit avouer qu’on n’a pas su résister nous non-plus.

Il est question de l’incernable Nicolas Jaar, c’est le meilleur qualificatif que je puisse utiliser pour décrire les différents genres et ambiances empruntés par les pièces sur son album Space is Only Noise.

Originaire de la région de New-York, Nicolas Jaar a seulement 21 ans et il réalise des compositions qui mélangent l’Électro de différents styles, mais surtout IDM, le Jazz-contemporain et Fusion avec des rapprochements avec la Musique-actuelle et même certains éléments Électroacoustique. On retrouve aussi une variété impressionnante d’échantillons éparpillés sur le disque qui passent par de la narration, des poèmes récités, des enfants qui jouent et autres sons environnants qui nous enveloppent et nous transportent dans une atmosphère singulière comme seuls les grands esprits peuvent réussir à accomplir. Nicolas Jaar fait une musique aux saveurs nocturnes, Downtempo ou Ambiant, minimaliste, mais très recherchée avec une belle profondeur au niveau l’approche musicale. Même chose encore plus pour l’aspect lyrique, très réussi et varié, servis avec une bonne dose d’Autotune à la manière de James Blake, par contre, c’est bien le seul rapprochement qu’on peut faire entre les 2 artistes, puisqu’à part le terrain Ambiant qu’ils se partagent, ils ne se ressemblent pas vraiment. Space is Only Noise, c’est un éventail d’émotions et de textures sonores, un enregistrement multidimensionnel qu’on continue de découvrir presqu’à chaque écoute. Entendre le disque Space is Only Noise pour la première fois est une expérience hors du commun, une qui ne peut faire autrement que de marquer profondément, un peu comme un trip de drogue sans les effets secondaires! Méfiez-vous, c’est un de ces albums qui peut créer une dépendance et on peut se surprendre à le faire rejouer fréquemment. Après la parution de quelques pièces en 2010, maintenant, on peut affirmer que pour un premier album, c’est impressionnant au plus haut point et on peut gager que Nicolas Jaar est voué à un avenir très prometteur. Personnellement, j’ai déjà hâte d’entendre la suite!

Trio de pièces tirées de Space is Only Noise par Nicolas Jaar
Colomb
Keep me There
Space is Only Noise if You Can See

Restez des nôtres puisque le meilleur est encore à venir. La semaine du 4 Mai, on vous présentera nos entrevues avec Four Tet, Suuns, We Are Wolves et Caribou, tout ça combinée à l’arrivée de notre compilation de 17 nouvelles pièces d’artistes que vous connaissez et l’inauguration de notre section réservée aux Fidèles des Frères du Son avec toute ces nouveautés, ce sont des rendez-vous à ne surtout pas manquer!

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