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Balado des Frères du Son – Édition Janvier 2011

janvier 10, 2011
Bienvenue à la première édition de notre balado mensuelle de l’année. Pour la commencer en beauté, on a décidés de vous faire entendre une sélection de nos coups de cœurs des deniers instants de 2010 et de pièces un peu plus vieilles. Un melting-pot de musique différente, d’ambiance variée, mais toujours aussi inspirée, qu’on vous propose de voir et surtout d’écouter !

Pour cette capsule d’Un Petit Goût de Boulimie, qui est un résumé des dernières parutions sélectionnées et critiquées ici même ou à l’onglet Blogues sur le site des Frères du Son, en cliquant sur la bannière Boulimique. Au menu à cette chronique, 3 bonnes parutions sorties juste avant la fin de l’année 2010. Pour commencer notre cure contre le spleen hivernal, je vous énumère ce qu’on vous fait entendre dans ce bloc musical.

PIÈCES ENTENDUES DANS CE BLOC MUSICAL
RoyksoppThe Drug (Senior)
Igor BoxxStreet Fighting (Breslau)
ThunderballRunaway (12 Miles High)

BONNE ÉCOUTE EN NOTRE COMPAGNIE !

Pour cette plus récente Autopsie d’un CD, on vous a sélectionné un artiste de chez-nous qui, au moment de réaliser cet album, était parti s’établir à l’autre bout du pays pour confectionner une somptueuse collection de pièces. On parle du multi-instrumentiste, artiste touche à tout, le sensible et créatif Montag. Antoine Bédard, l’homme derrière le pseudonyme, fabrique une musique Pop aérienne avec beaucoup de polyphonie, des mélodies joyeuses et délicates, aux structures sonores qui passent très bien entre une pièce de Caribou et une autre de Dntel, par exemple.

Pour Going Places, son troisième album, Montag s’est entouré d’une impressionnante brochette d’artistes tels qu’Au Revoir Simone, Amy Milan, Owen Pallett et même de Sixtoo derrière la console. Cette fois beaucoup plus vocal que ses enregistrements précédents, Montag chante principalement en Anglais mais laisse place à quelques pièces et certains passages Francophones. Des chansons accrocheuses, sans pour autant êtres nécessairement faciles d’accès, jumelées à une ambiance intemporelle, à mi-chemin entre des sonorités du passé et des airs bien contemporains. Si Montag s’est cherché un style musical sur ses enregistrements précédents, on peut dire qu’il s’est pleinement trouvé et a assumé sa voix sur celui-ci. Le disque transpire le bonheur, la joie de vivre, je ne sais pas ce qu’Antoine est allé chercher en déménageant à Vancouver, mais c’est avec un enthousiasme contagieux qu’on écoute son album Going Places qui, faut bien l’admettre, accompagne une belle journée de printemps ou d’été à merveille et peut arriver à embellir les journées les plus grises de nos hivers ! En attendant, je vous propose de regarder ce petit montage vidéo qui est un aperçu des sonorités qu’on peut entendre de la part de Montag.
PIÈCES DE L’AUTOPSIE DU CD GOING PLACES DE MONTAG
Going Places
No One Else
Mechanical Kids

Pour cette première édition de la capsule Mon Étiquette c’est ma Casquette, on a choisis de vous parler d’une étiquette de disque Allemande qui s’est bâti une solide réputation sur la scène musicale en marge à l’échelle mondiale. On ne pouvais pas commencer l’année sans vous parler de Morr Music, cette étiquette indépendante fondé en 1999 par Thomas Morr. Depuis, elle a fait paraître des albums de groupes qui sortent de l’ordinaire comme Mum, Lali Puna, ISAN et Electric President, entres autres. Les projets musicaux sur Morr Music sont tous différents les uns des autres, mais il y a un genre de fil conducteur qui les relie, une recherche musicale commune, un souci de se trouver une démarche artistique originale et personnelle. C’est ce qui donne à l’étiquette son identité qui la distingue et avec déjà plus d’une centaine de titres à son catalogue, c’est pas le choix de bonnes œuvres sonores qui manquent ! Le ton tourne toujours autour des styles Indie-Rock, IDM et Dream-Pop, un heureux mélange qui anime l’ensemble de la famille artistique diversifiée composée par l’écurie Morr Music, en voici un aperçu…

On commence la chronique des artiste sur Morr Music avec Pascal Pinon, un nom qui a beau faire référence à un supposé monstre-humain à 2 têtes qui a vécu au début du 20e siècle, il est plutôt question ici d’un quatuor Folk Islandais féminin. Des jolies jeunes Scandinaves à lunettes à l’allure à la fois geek et intellectuelles, artisanes de rafraichissantes douces mélodies. Avec Pascal Pinon, on a affaire à une sorte de version de Feist qui rencontre CocoRosie avec une bonne part d’influences du groupe Amiina. Une offrande de berceuses venues d’ailleurs, comme en dehors du temps, avec des paroles en Anglais et dans leur langue natale dépendament des pièces. Pour leur premier album complet, Pascal Pinon, nous partage leurs chants frêles, remplis de sensibilité, où le froid du pays ne transparait pas dans la chaleur des voix et leur musique. Sur l’album homonyme, on commence d’emblée avec une chanson dans leur dialecte, quelle jolie langue à laquelle je n’y comprends rien, mais l’important c’est de saisir les émotions véhiculées à travers les chansons ! Leurs pièces sont pourvues d’arrangements minimaux, avec xylophone, flûtes, guitares sèches, musette, piano miniature, sifflements et de drôles de petits sons presqu’indescriptibles. Tout ceci avec des harmonies vocales particulièrement bien interprétées, aux tons un peu cassés et presqu’effacés, donnent un enregistrement à saveur intimiste et apaisant.

On poursuit avec Borko, un multi-instrumentiste Islandais, moi qui ne peut résister à la majorité des sonorités de l’île. Björn Kristiansson de son vrai nom, est un enseignant de musique à Reykjavik qui fait la conception de musique de film et pour le théâtre a réalisé un excellent  enregistrement avec l’album Celebrating Life en 2008. Des mélodies synthétiques touchantes, une voix prenante, des effets originaux, des structures inconventionnelles, c’est ce qui nous attend à l’écoute du disque qui a pris 6 ans à concevoir. Borko doit visiblement être un perfectionniste ou être très pudique de son art pour prendre autant de temps à faire entendre ses chansons. Il est aussi un proche de la formation Mum, avec lesquels il a tourné en compagnie de la formation Seabear, ce qui a dû l’aider grandement à se faire connaître et quand il lui est venu le temps de se trouver une maison de disque. Une chose est certaine, sa musique laisse transparaître une grande sensibilité, je dirais même une fragilité chez l’artiste qui s’est donné la peine de raffiner son style jusqu’à ce que ses exigences soient atteintes, chose pas si commune dans le domaine musical ou culturel actuel ! Avec ses superpositions de pistes de voix, guitares, batterie, trompette, harmonica, xylophone, basse et plus encore, on compare la musique de Borko à celle faite par Snowblow, Bibio et Dntel.

On termine avec la formation Danoise People Press Play et l’album homonyme paru en 2007. Les membres du groupe font parti de Future 3, Dub Tractor, Opiate et System, donc un regroupement de gens talentueux. Avec l’ajout de la voix sulfureuse de Sara Savery, on a un alliage parfait entre le Post-Rock et le Techno-Ambiant aux tendances Glitch. Avec des mélodies noyées dans les effets aux répétitions étourdissantes et accrocheuses, on peut leur reprocher d’être trop similaires à plusieurs groupes, comme Cocteau Twins et My Bloody Valentine par exemple. De mon côté, je n’ai rien à dire contre ces comparatifs, bien sur les artistes ont des influences qui se remarquent, mais c’est pas un crime de s’en inspirer pour trouver une sonorité avec laquelle on peut s’identifier et dans laquelle ils peuvent s’épanouir ! Je dirais que la sonorité  de People Press Play se rapproche de Lali Puna et Greetings From Tuscan, quelque chose d’autant apaisant que stimulant, accessible, mais peut-être juste un peu trop léger par moments.
PIÈCES ENTENDUES DANS CE BLOC MUSICAL
Pascal Pinon Moi (Pascal Pinon)
BorkoSummer Logic (Celebrating Life)

People Press PlayGirl (People Press Play)



Pour cette capsule d’Une Note Vaut Mille Mots, qui est une fenêtre sur la musique instrumentale d’ici et d’ailleurs, on vous a déniché un éventail de sons qui nous interpellent et qui devrait vous faire vibrer.
On commence la chronique avec Lusine, non pas l’usine Quebecor ou on nous sert des produits culturels génériques, presque toujours inodores, incolores et sans saveurs, mais bien au contraire, comme vous vous en doutez déjà… Lusine c’est le projet musical du Texan Jeff McIlwain qui fait de la musique qui adhère au style IDM avec des accents légèrement Ambiants. Détrompez-vous, dans le plus large état Américain, il n’y a pas que des rednecks amateurs de musique Country, il y a aussi cet homme qui a dû se sentir aussi seul sur sa planète que le petit prince par moments. Déménagé à Seatle, le prolifique producteur a 10 albums à son actif sans compter ses maxis, remixes et singles, depuis ses débuts en 1999, incluant Serial Hogepodge, une de ses meilleures créations à date, parue en 2004. Lusine est aussi connu sous le nom de Lusine Icl et pour trouver sa sonorité, il s’est inspiré de la scène Techno Anglaise des années ’90, elle-même inspiré de la scène Techno de la région de Détroit. Aujourd’hui, Lusine est sollicité pour faire la conception de musique de films comme Snow Angels et Linewatch.
Pour continuer, on part en direction des années ‘80 pour écouter Com Truise et ses sonorités dérivées de l’époque New-Wave qui rencontrerait l’ordinateur et ses logiciels de productions musicales actuels. Avec ses airs d’enregistrement qui se fait vieux avec une philosophie nouvelle, Com Truise arrive du New-Jersey en nous donnant accès à son album Cyanide Sisters en téléchargement gratuit sur son site web. Bien peu de choses peuvent être dites au sujet de l’homme qui se cache derrière le personnage, puisque comme le dit l’artiste lui-même la musique est plus importante que le nom, même si le nom fait clairement référence à quelqu’un, le but était de faire parler, chose que je suis certain qu’il ait réussis à faire après une phrase comme celle-là. C’est rétro et c’est nouveau, un peu comme font les Français… Que ce soit avec Daft Punk, Sporto Kantes, Vitalic ou Birdy Nam Nam en matière d’Électro, sans être identifiable à eux au niveau des comparaisons sonores, seulement que l’approche de Com Truise est similaire au niveau de la création artistique.
On termine la capsule avec une formation de chez-nous, Bateau Noir et sa sonorité Rock-atmosphérique, Post-Rock ou Rock-exploratoire, bref appelez ça comme vous voulez, ils font un genre qui décape un peu les tympans et qui fait voyager notre imaginaire ! C’est fort, c’est un peu lourd, un peu complexe, sans être de la musique pour musiciens et initiés seulement et tout ça sans s’éterniser comme c’est souvent le cas en matière de musique instrumentale. Intense, dense, concis, théâtral, un mur de guitares aux bons reverbs, ça serait résumer en quelques mots la musique de Bateau Noir. Les pièces sur leur premier Maxi au titre très imagé et révélateur, La Sauvagerie des Heures est quelque part entre le Rock Progressif et la musique Pop Instrumentale, avec des emprunts à parts égales entre les 2 styles. Le quintette est déjà à plancher sur son album complet qui devrait voir le jour d’ici le printemps si tout va bien et on a bien hâte d’entendre ça !
PIÈCES  ENTENDUES DANS CE BLOC MUSICAL
LusineDrip (Serial Hodgepodge)
Com Truise – Sundriped (Cyanide Sisters) 
Bateau Noir Parade (La Sauvagerie des Heures)

On vous invite à participer à l’évènement facebook (en cliquant sur le photo ci-haut) des Frères du Son pour courir la chance de gagner le disque Native Speaker, le premier album de BRAIDS ainsi qu’une paire de billets pour assister au lancement de leur album le Jeudi 20 Janvier prochain à La Sala Rossa situé à Montréal !! Le gagnant sera choisi au hasard le 17 janvier 2011 lors de la publication de l’entrevue vidéo : Les Frères du Son Rencontrent BRAIDS. On vous propose en prime de visionner ce petit montage des introductions et moments humoristique avec nos invités à la formule rencontre, preuve qu’on peut sérieusement s’amuser !
Bonne Chance et Bon Divertissement !

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