Skip to content

Baladodiffuison des Frères du Son Édition Septembre 2010

septembre 3, 2010

Pour l’édition la baladodiffusion des Frères du Son du mois de Septembre, on a prévus d’agrémenter votre rentrée, pour mieux aller avec les couleurs qui commencent déjà à changer ! Comme vous le savez, la nouvelle saison des frères du son risque d’en intéresser plus d’un avec des invités comme Au Revoir Simone, Alex Nevsky et Bernard Adamus, des entrevues qu’on brûle d’envie de vous présenter. Alors bonne écoute et surtout bonne découverte musicale !

http://lesfreresduson.podomatic.com/swf/joeplayer_v9.swf

BONNE ÉCOUTE !

Il s’en est passé des choses depuis notre dernière émission et vu qu’on s’est donnés une pause pendant l’été, on avait hâte de vous présenter notre baladodiffusion des Frères du Son du mois de Septembre. La capsule Un Petit Goût de Boulimie, c’est une rétrospective des articles publiés ici même en primeur et un peu plus tard sur Côté Blogue.

Pour cette offrande musicale, on a décidés de vous parler et de vous faire entendre un extrait de Cerulean le plus récent et seul album complet de Baths, en tournée un peu partout aux États-Unis avec Dosh pour le prochain mois, avis aux intéressés ! Pour suivre avec une pièce de Jesca Hoop qui nous sert son deuxième album, Hunting My Dress, avec un timbre de voix particulier et l’accent aux couleurs légèrement Scandinaves, très surprenant pour une Américaine pure laine. Pour terminer avec un extrait du groupe d’abord originaire de Victoria, puis Vancouver, le quatuor Shapes & Sizes maintenant Montréalais, nous en fait voir de toutes les couleurs une fois de plus avec l’album Candle to Your Eyes.

PIÈCES DU BLOC MUSICAL

BathsHall (Cerulean)
Jesca HoopWhispering Lights (Hunting My Dress)
Shapes & SizesOld Worlds (Candle To Your Eye)

Pour la capsule d’Une Note Vaut Mille Mots, ce mois-ci, on vous amène dans un bloc plutôt ambiant et un peu expérimental pour souligner la beauté des couleurs de la fin d’été. Laissez-moi vous parler des groupes qu’on a sélectionnés…

On commence à vous parler de Dextro et derrière le nom se cache l’Écossais Ewan MacKenzie, qui est aussi batteur du groupe Métal-Ambiant Snowblood. Son projet solo en est loin d’ailleurs, puisque beaucoup plus en subtilités, Dextro a des influences assez fortes de Boards of Canada, mais autant que c’est bien fait, on est bien mal placés pour s’en plaindre ! Sur Consequence Music, son album de 2007, on entend un enregistrement de style IDM aux textures riches et complexes. Très atmosphériques, les progressions d’arrangements des pièces sont toute une œuvre à entendre, c’est comme une douce enveloppe autour du cerveau. Un peu triste de retrouver cet album dans un bac de liquidation, à un prix complètement ridicule, chez le disquaire à grandes-surfaces. Dextro mérite une plus large diffusion, puisqu’avec une musique comme la sienne, on devrait vouloir se l’arracher pour en faire la bande sonore d’un film, des pubs et des interludes musicaux pour toutes sortes d’usages tellement que sa musique est inspirée, variée et versatile. En plus, il nous donne son maxi Zero Circle, sur vinyle à l’origine, c’est des 5 pièces dont 4 remixes avec une apparition d’Alias, gratuit en téléchargement sur le site de Dextro, pourquoi passer à côté quand c’est donné ?!

On poursuit la capsule instrumentale qavec Mice Parade et c’est le projet d’Adam Pierce, originaire d’une petite ville dans l’état de New-York. Adam est un proche collaborateur de la formation Islandaise Mum et ses connexions lui servent pour inviter des membres du mythique groupe et bien d’autres talentueux musiciens à venir faire des apparitions sur ses enregistrements. Le projet est un amalgame de musique expérimentale dans la lignée Post-Rock-Indie-Folk avec des tendances Jazz, des percussions Africaines, fusionnées à de la musique Latine et tropicale. Tortoise, Fridge et Dosh viennent en tête, mais Mice Parade a vraiment quelque chose de distinct, ces comparaisons ne peuvent englober les différents chemins empruntés par la musique que Mice Parade produit. Je dirais qu’il y a aussi des ressemblances avec la musique des formations Savath Y Savalas pour le côté Sud-Américain exploratoire et Do Make Say Think pour le côté Rock-planant-ambiant. Parmi les plus beaux modèles de fusion de styles qu’on entend depuis qu’Internet a fait exploser les barrières culturelles et un vrai témoignage de l’influence que le phénomène a eu sur une armée d’artiste qui a tentée de s’en imbiber et de sortir des sentiers musicaux habituels. Digne de nos nouveautés à surveiller, What It Means To Be Left-Handed, le nouvel album de Mice Parade est dans les bacs des disquaires le 14 Septembre et en prestation le 30 Septembre au Divan Orange, c’est des dates à ne pas oublier !

Il se termine avec ISAN, qui est une collaboration à distance entre l’Anglais Robin Saville et le Suédois Antony Ryan qui a vue le jour en ‘96. Donc, presque 15 ans et 8 albums plus tard, ils sont réapparus cette année avec le disque Glow In The Dark Safari Set, leur premier effort en 4 ans, sorti au mois de Juin. Les pièces du duo sont hypnotiques, presque Nouvelâge par bouts, sinon légèrement perturbantes par moments, mais toujours originales à souhait. De l’Ambiant intelligent à la manière de celui que fait Aphex Twin. La musique d’ISAN a aussi des ressemblances avec celle que fait Plaid, Monolake et Ochre. On est loin du Lounge de matante qui se veut branchée, facile répétitif et qu’on retrouve un peu partout, ici, on a affaire à quelque chose de plus poussé, les détails bien mieux travaillés, pour un résultat raffiné. Avec quelques éléments Glitch et des structures avec juste assez d’arythmie et de progressions inattendues pour garder notre esprit en constant éveil. On se retrouve assez facilement dans une ambiance éthérée, à voyager dans notre bulle, stimulés par la tapisserie sonore qu’ISAN a créée. Sans perdre le côté Ambiant de côté un seul instant, ils font tout de même une musique calme, mais loin d’être endormante, découpée avec une grande précision et finesse, un peu dans la même veine que Lali Puna ou de Greetings From Tuskan, par moments. Peu importe l’album d’ISAN, c’est une écoute qu’on vous recommande fortement !

PIÈCES DU BLOC MUSICAL

Dextro Atman (Consequence Music)

Mice ParadeHeadphoneland in the School of Old (Ramda)

ISANGrisette (Glow In The Dark Safari Set)

Pour notre capsule Style Comme Genre ce mois-ci, on vous a préparés une chronique spéciale sur le Festival de Jazz 2010. Question de vous aider à imaginer l’ambiance de l’été dernier, on revient sur les spectacles les plus marquants de cette édition du Jazzfest.

J’ai eu la chance de voir Dave Brubeck à l’œuvre au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts, probablement une de dernières performances de cette légende vivante du Jazz. Ce soir-là, il a été honoré avec le Prix Miles Davis pour l’ensemble de sa carrière, visiblement touché d’être récipiendaire de la statuette à l’image d’un de ses pairs.

Malgré la difficulté à Brubeck de se mouvoir, une fois les mais sur le piano, personne ne pourrait croire qu’il a atteint l’âge vénérable de 90 ans ! Vêtus de complets, on sent que les musiciens viennent de la vieille école en termes de présentation scénique. Ils nous ont livrés une prestation remplie d’écoute et d’admiration mutuelle. Le pianiste a même pris la peine de se lever pour mieux voir la performance de ses musiciens, comme pendant le solo de son batteur, caché par le magnifique piano à queue que Brubeck avait à sa disposition pour la soirée. Si ’avais juste un mot pour décrire l’ensemble de la prestation, ce serait finesse, visiblement, on a affaire à des musiciens en pleine maîtrise de leur art.

^Le public à la salle Maisonneuve a eu la chance de les voir s’amuser sur scène comme s’ils en étaient encore à leurs débuts. Très énergique, malgré leurs âges avancés, Brubeck et sa bande nous ont servis une longue prestation haute en couleur, parsemé d’humour et qui témoigne d’une complicité extrême entres les musiciens. Une représentation dosée à merveille, toute en subtilités, comme si leurs instruments étaient une seconde nature pour eux tellement qu’ils jouent avec une grande fluidité et que tout semble facile. Un concert mémorable, que je suis très heureux d’avoir pu assister.

Loin de se terminer comme ceci, puisqu’on a été gâtés pourris en première partie, on avait la remise du Prix de la Révélation du Festival de cette année et une mini prestation de la formation Montréalaise, Parc-X Trio. Sur scène, les musiciens sont énergiques et très expressifs et réussissent facilement à captiver l’auditoire avec leur jeu de véritables jeunes virtuoses. Ils font un genre de Jazz qui allie Post-Bop et un peu de Post-Rock. Parc-X Trio a des compositions aux transitions dynamiques et aux progressions originales. Les gars ont su se faire tellement convaincants, que je suis allé m’acheter leur disque en sortant du concert.

On termine la capsule avec mon trompettiste Norvégien préféré, Nils Petter Molvaer. Lui et ses musiciens nous avait conviés à une grande messe dans l’intimité du Gésu. Après avoir réglé quelques problèmes techniques, le spectacle a pu commencer, juste avant que la moyenne des gens viennent à s’impatienter. L’éclairage tamisée et légèrement dramatique donnait le ton pour ce qu’on allait entendre dans la soirée. Un grand écran accueillait les projections et la silhouette de Molvaer était diffusée en temps réel, avec des effets assez psychédélique. Une ambiance et des compositions qui nous poussent à l’introspection. C’est pas le genre de spectacle ni de musique pour tout le monde, il fait être ouvert à l’exploration musicale et ne pas avoir peur d’aller fouiller dans des émotions un peu plus sombres. Peut-être à cause de l’intensité de l’expérience, mes voisins se sont levés et ont quittés l’audience. J’ai pu constater que Nils Petter Molvaer est un trompettiste avec une approche et une atmosphère particulière, pas seulement en musique, mais avec sa mise en scène. Un spectacle marquant et incontournable, si vous avez la chance d’aller le voir, s’hésitez pas une seconde !

PIÈCES DU BLOC MUSICAL

Dave BrubeckTake Five (Time Out)

Parc-X Trio2 O’clock Moonrise (Parc X Trio

Nils Petter MolvaerMonocline (Hamada)

Pour la capsule d’Autopsie d’un CD du mois de Septembre, on vous examine en profondeur le plus récent album du groupe Ratatat, qui a une approche musicale qu’on aime beaucoup, j’explique un peu…

Formé à New-York en 2001 par le multi-instrumentiste Evan Mast et du guitariste Mike Stroud, le duo Ratatat revient avec LP4, une autre forte parution. Pour leur plus récent album paru au mois de Juin dernier, on est encore une fois en présence d’un très bel équilibre entre instrumentations organiques et synthétiques. Pour les mélodies sur le disque LP4, on a des arrangements efficaces, beaucoup de polyrythmie qui groovent, souvent joyeux, légers, des moments plus uptempo ou lourds et subtils. Une bonne profondeur sonore qui doit venir de tout un bagage culturel. Avec eux, j’ai souvent l’impression de me retrouver dans un jeu de Sonic pour la console Dreamcast plus précisément, avec la distorsion aigue de la guitare, qui me ramène à mes années de gamer ! On peut dire que Ratatat a toute une signature sonore, dès les premières notes, on reconnait ce son familier de guitares-électro et avec leurs structures sonores, ils savent précisément comment captiver l’attention chez l’auditeur.

Sur LP4, l’ordre des pièces est choisi avec une grande précision, ce qui fait que l’album s’écoute très bien d’un bout à l’autre et que les chansons coulent très bien les unes avec les autres. Toujours sous la barre des 5 minutes, Ratatat ne s’éternise pas avec leurs compositions, des pièces courtes, mais efficaces, l’incarnation même de l’expression short & sweet. Leur plus récente parution est très efficace dans son ensemble, mais pas très évolutive par rapport à leur album précédent, LP3, normal, puisqu’on ne change pas trop une recette gagnante. Depuis l’album homonyme en 2004, Ratatat, n’a jamais arrêter de pousser leur formule un peu plus loin et de nous créer des œuvres contemporaine de musique Rock-Funk-Ambiantes impressionnantes et bien de son temps. La recherche d’équilibre entres les différents éléments de la programmation et des instrumentations se remarque facilement et LP4 en devient un autre bon exemple.

Dans le bloc musical spécial Ratatat, on vous fait jouer 3 pièces de qu’on vous a spécialement choisies pour commencer avec Bilar, suivie de la pièce We Can’t Be Stopped, pour terminer le bloc qui l’album LP4 avec Sunblocks.

Eh oui, c’est déjà la fin pour notre balado édition septembre. Il va y avoir quelques changements sur le site officiel des Frères du son dont un nouveau système de blogue qui sera divisé en 9 catégories soit: cinéma, théâtre, culture et société, humour, art visuel, jeux vidéos, à la vitesse du son, littérature et bien sûr, musique ! Donc avis à tous ceux qui veulent écrire des articles en lien avec ces catégories, on cherche des passionnés qui nous ferons découvrir quelque chose au travers les divers textes écrit des bloggueurs. Vous pouvez nous contacter via la section contact du site web et il nous fera un plaisir de vous répondre !

Laisser un commentaire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :