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Baladodiffusion Spéciale Estivale 2010

août 2, 2010
Notre Balado Spéciale Été 2010

L’équipe des Frères du Son a pris relâche pour quelques semaines question de profiter de ces belles journées d’été, mais nous travaillons fort pour vous offrir une panoplie de nouveautés dès la rentrée automnale ! Au www.lesfreresduson.com, vous pouvez désormais regarder l’entrevue que nous avons réalisée avec une formation du Manitoba nommée : ...And Then Nothing.
Pour la capsule d’Un Petit Goût de Boulimie, qui est une rétrospective des meilleures parutions des dernières semaines publiés sur ce blogue blogue, pour cette dernière capsule avant notre relâche estivale, on vous a trillés quelques unes de nos découvertes les plus marquantes des derniers temps, en commencant notre spécial estival avec The Time & Space Machine, suivie du groupe Here We Go Magic, pour conclure avec le DJ Funki Porcini.

PIÈCES DU BLOC MUSICAL

The Time and Space MachineChildren of the Sun (Set Phazers to Stun)
Here We Go MagicLand of Feelings (Pigeons)
Funki PorciniBright Little Things (On)

http://lesfreresduson.podomatic.com/swf/joeplayer_v5.swf

BONNE ÉCOUTE !
Pour cette édition de notre capsule Style Comme Genre, ce mois-ci, on vous a préparé une double thématique. On se tape un spécial Festival de Jazz avec 3 trompettistes qui sont de la programmation cet été. Des nouveaux noms comme des plus connus, tous les 3 avec des approches à leur instrument qui leur est propre et qui adhèrent chacun à un style de Jazz très différent.

On commence la capsule avec Terence Blanchard, ami de Wynton Marsalis et originaire de la Nouvelle Orléans, qui a commencé sa carrière musicale au début des années ’80. Blanchard a collaboré avec les plus grands, comme Art Blackey, Lionel Hampton, McCoy Tyner et Herbie Hancock. Il est aussi compositeur d’une quarantaine de musique de films, principalement pour Spike Lee signant, entres autres, les bandes sonores pour Malcom X, 25th Hour et Inside Man. Terence Blanchard est aussi directeur artistique de l’Institut de Jazz Thelonious Monk à l’Université de Californie du Sud, à Los Angeles. Au fil du temps, il a su développer une solide réputation dans le créneau du Jazz instrumental, de style Post-Bop et s’est retrouvé plusieurs fois en nomination aux Grammy pour ses créations. Comparable à Wallace Roney et influencé, comme à peu près tous les trompettistes, par Miles Davis. Même s’il est difficile de s’échapper de l’ombre de ce génie, Terence Blanchard fait bien plus que tirer son épingle du jeu et devient un géant contemporain parmi les plus grands !

On enchaîne avec Christian Scott, un jeune musicien de 27 ans qui, lui aussi, est originaire de la Nouvelle-Orléans. Comparé à Terrence Blanchard et Jon Hassell, il agence le Post-Rock au Post-Bop, ce qui donne à ses compositions une signature dramatique et remplie de rebondissements, surtout sur l’album de 2007, Anthem, inspiré par l’ouragan Katrina. La fougue de Christian Scott se fait sentir sur ses compositions énergiques et j’ai l’impression que c’est sur ce celui-là qu’il s’est approprié une sonorité qui le fait sortir du lot. Malgré sa jeune carrière, on sent une maturité à toute épreuve dans sa manière de jouer, toute en subtilités avec une approche sensible à son instrument,. Visiblement bien entouré, on dirait qu’il a le don d’attirer le talent autour de ses projets. Avec un nouvel album cette année, Yesterday You Said Tomorrow, sur lequel figure la pièce The Eraser, qu’il a osé reprendre de Thom Yorke. Christian Scott, quand la jeunesse rencontre la profondeur !




Pour terminer la chronique avec le très créatif et aventurier Norvégien Nils Petter Molvaer et son style exploratoire qui me fait penser à Erik Truffaz, jusqu’à un certain point, mais avec une touche qui se distingue de la majorité des trompettistes que j’ai entendu jusqu’à maintenant. Reconnu comme étant un des chefs de file en matière de métissages de styles, Molvaer allie facilement musique du monde, éléments électro et Jazz en parfaite symbiose. Avant-gardiste est le meilleur terme qu’on puisse trouver pour ce musicien aux horizons ouvertes et aux créations rafraichissantes, même en plein été… Prolifique, Molvaer a déjà une dizaine d’albums à son actif depuis 1998, sans compter les remixes, eh oui, ça se fait très bien avec son style de Jazz ! Finalement, l’écoute des disques de Nils Petter Molvaer est une expérience qui dépasse les mots et défie l’imaginaire, pas toujours facile à assimiler, mais toujours aussi inspiré !

PIÈCES DU BLOC MUSICAL
Terence BlanchardFuneral Dirge (A Tale of God’s Will)
Christian ScottDialect (Anthem)
Nils Petter MolvaerAccess/Song Of Sand (Khmer)

Pour cette capsule d’Autopsie d’un CD, qui analyse en profondeur un disque en particulier, cette fois-ci, c’est de la musique de mononcle qu’on a à vous proposer. En fait, c’est pas tout à fait ça, mais plutôt la musique de UNKLE avec leur nouvel album Where Did The Night Fall.

À la tête du projet, c’est James Levelle qui revient avec un enregistrement remplis de collaborations, mais avec une touche un peu plus féminine. Dans la lignée de War Stories, leur précédent album studio, où on continue dans la veine un peu moins électro, pour aller vers une sonorité Rock encore un peu plus prononcée, à la façon de la formation tout aussi Anglaise Archive. Terminé l’époque où on pouvait s’attendre à du Hip-Hop travaillé et des éléments breakbeat avec beaucoup d’échantillonnage, comme sur l’album Psyence Fiction qui avait lancé UNKLE en 1998.

Pour Where Did The Night Fall, cette plus récente mouture, on a affaire à du Rock britannique plongé dans les effets avec des élans orchestraux. Entouré d’un solide groupe en studio, Levelle a fait appel à une palette de chanteurs pour venir compléter les structures harmonieuses, plus musicalement chargé et mieux construits que jamais. À tour de rôle, on entend Mark Lanegan, Autolux, Elle J, Big in Japan, Sleepy Sun, et The Black Angels qui viennent ponctuer l’enregistrement. Avec une réalisation hors du commun, la meilleure de UNKLE à date, on peut juste apprécier le résultat. C’est une belle évolution, même si je dois avouer que j’ai préféré leur album précédent, mais si je me fie à l’impression qu’il m’avait initialement laissée, il va falloir que je réécoute leur nouvel opus à quelques reprises pour être mieux en mesure d’en juger et ça, c’est généralement bon signe ! Je constate déjà qu’il y a des pièces qui sortent du lot, comme The Runaway, entres autres, mais c’est pas une de celles qu’on vous fait jouer…

Pièces de l’album Where did the Night Fall du groupe UNKLE
Natural Selection (avec la participation du groupe The Black Angels)
Joy Factory (avec une apparition du trio Autolux)
The Answer (en compagnie de Big In Japan)

Pour notre capsule d’Une Note Vaut Mille Mots, une fois de plus, on vous a déniché quelques perles instrumentales en provenance d’un peu partout dans le monde. Ce mois-ci, nos sélections vont du Rock au Jazz en passant par l’électro, puisque ce qu’on aime vous faire découvrir, c’est de la musique inspirée, peu importe sa forme !

On vous fait commencer par une pièce Pop très connue, reprise en version Jazz d’une manière surprenante et très réussie. Aux premières notes, vous penserez peut-être à la formation The Bad Plus en connaissant leur réputation pour revisiter des pièces populaires, mais détrompez-vous, on parle plutôt du pianiste Israélien d’origine, maintenant Français, Yaron Herman. Le jeune pianiste a commencé l’apprentissage de son instrument à l’adolescence, relativement tard pour un musicien de sa trempe. Depuis ses débuts professionnels en 2003, Yaron a maintenant 29 ans avec 4 albums sous la ceinture et on le compare déjà à Keith Jarrett. Sur son album de 2007, A Time For Everything, Yaron Herman a pigé dans un répertoire varié qui va de Bjork, Leonard Cohen, The Police et même Britney Spears, entre ses propres compositions. Ses versions sont judicieusement placées pour retenir notre attention à travers le disque avec l’approche Post-Bop, Jazz-Contemporain, aux éléments progressifs du pianiste.

Lymbyc Systym, c’est un projet qui vient de l’Arizona qui a été formé en 2001 par les frères Jared et Michael Bell. Le duo américain fait un genre de Post-Rock aux tendances Électro-ambiant appuyées sur les rythmiques et influencé par la musique de Tortoise, Four Tet et Explosions in the Sky. Depuis leur 1er album en 2005, les gars de Lymbyc Systym ont su développer une sonorité équilibrée entre des éléments synthétiques et des instruments analogiques au fil des années. Avec une collaboration avec le groupe This Will Destroy You pour leur album précédent, ils ont à leur catalogue 2 albums et 2 maxis plus 1 disque remixé par Bibio, The One AM Radio et Daedelus, entres autres. Leur feuille de route en dit long, en faisant la 1ere partie de groupes comme The Album Leaf (que vous pouvez entendre à notre Balado du mois de Mars 2010), Broken Social Scene, Crystal Castles et d’autres grosses pointures, Lymbyc Systym a commencé à se faire toute une réputation dans milieu de la scène musicale en marge.

On se gâte avec Pantha du Prince, projet Techno-expérimental, Microhouse avec des éléments Glitch de l’Allemand Hendrick Weber qui partage sa vie entre Berlin et Paris. Depuis ses débuts en 2002, il a créé 2 albums et un maxi en plus d’autres enregistrements devenus pratiquement introuvables aujourd’hui. Comparable à Trentemoller, l’approche particulière du producteur et DJ se démarque de ce qui se fait couramment sur la scène électro. Sur Black Noise, le plus récent album de Pantha du Prince, conçu avec des échantillons captés dans les Alpes Suisses, on a affaire à des douces sonorités majoritairement instrumentales, à part une pièce avec Noah Lennox, membre de la formation Animal Collective et une autre de Tyler Pope du groupe !!!. Avec ses rythmes nocturnes Pantha du Prince nous offre une tapisserie sonore aux structures progressives, avec des superpositions dosées à saveur minimaliste-ambiantes aux variantes complexes et remplis de subtilités. On nous sert des mélodies aux répétitions entrainantes qui favorisent la création et l’introspection, calculé pour apaiser autant que stimuler avec une base dansante omniprésente. Peu importe l’album, les œuvres de Pantha du Prince sont fortement recommandées pour tout bon afterparty !

PIÈCES DU BLOC MUSICAL

Yaron HermanToxic (A Time For Everything)
Lymbyc SystymInteriors (Shutter Release)
Pantha du PrinceThe Splendour (Black Noise)

Montage de la rentrée automnale !
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