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Parution de la Semaine – 20 Mars 2012

La formation britannique Nedry arrive enfin avec A Dim Light, leur nouvel album fort attendu!
Après la sortie de l’excellent disque Condors, paru en 2010, revoici le trio de Londres avec leur version de ce que l’on pourrait dire faisant partie de la vague Post-Dubstep, mais qu’est-ce que ça mange en hiver? C’est une Pop-atmosphérique un peu sombre, des rythmes saccadés à la sauce Drum ‘N Bass, avec des touches synthétiques du type Ambiant avec des élans IDM,mais plus downtempo, près du Trip-Hop avec beaucoup de basses fréquences, c’est ce que je trouve de mieux pour décrire la sonorité de Nedry. Le distinctif wobble du Dubstep est peu présent, mais ressurgit lorsqu’on s’y attend le moins, même si je dois avouer que ce n’est pas tant la signature du groupe quine cesse de repousser les frontières du genre pour en arriver à un son singulier. Une sonorité comparable à Massive Attack et Elsiane, ces derniers qui feront d’ailleurs paraître un tout nouveau disque le 10 avril prochain, une autre parution à ne pas manquer pour les amateurs de musique recherchée tout en étant accessible, soit dit en passant, donc cette année, le printemps nous en fait voir de toutes les couleurs et pas seulement avec la température record que nous avons eût ces derniers temps, puisque beaucoup de chaleur se dégage de l’album A Dim Light malgré le style électronique!

https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Fplaylists%2F541896&show_comments=false&auto_play=false&show_playcount=false&show_artwork=false&color=0081ff 8 pièces de Nedry via nedrymakesmusic

Avec Nedry, la polyrythmie est au menu, mais de toute manière, si elle n’y est pas on s’ennuie, qu’on se le dise une fois pour toutes. En moins d’écouter ce que j’appelle peu affectueusement les interludes musicales qui servent à vendre de la publicité aux radios commerciales qui passent en boucle sur les ondes et qui sont aussi subtiles que des éléphants blanc dans un champ de fraises (je ne vous en citerai aucun en exemple, vous savez de qui il est question)! Sur A Dim Light, une ambiance dramatique plane tout le long de l’enregistrement, entremêlée à une sensualité peu commune majoritairement due à la voix sulfureuse et au timbre particulier de Ayu Okakita, chanteuse du groupe. Il y a aussi l’énergique pièce TMA qui détonne de l’ensemble qui se fait plutôt feutré pour venir nous surprendre et qui vient créer une rupture avec le registre habituel de la formation. Ce sont aussi les arrangements soignés, les nappes de claviers, les petits sons étranges judicieusement disposés et les rythmes hypnotiques qui font en sorte qu’on ne démord pas du plus récent disque de Nedry, un de ceux-là qui accompagnent le printemps à merveille!



Parution de la Semaine – 13 Mars 2012

L’artiste suédois Harald Björk arrive avec Bigfield, son _ album et une approche de la musique Électronique qui rivalise aisément avec les plus grands noms du genre!
Le jeune bidouilleur sonore réalise des structures du type IDM, Techno-minimaliste, comparables à Apparat, Caribou et Four Tet, mais avec cette touche scandinave unique. Sa musique s’appuie sur ce qui se fait sur la scène allemande, tout en gardant une touche qui lui est propre, Harald Björk réussi à concevoir des pièces dansantes, à la fois complexes et naïves. L’album Bigfield est disponible numériquement depuis quelques mois déjà, mais vient de paraître physiquement sur le marché nord-américain. Une compilation de remixes vient de voir le jour tout récemment avec la participation De Nathan Fake pour les artistes réputés qui ont remaniés les pièces entendues sur Bigfield, qui en soit, est déjà une œuvre toute en relief et très riche sur le plan de la polyrythmie.

https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Fplaylists%2F383058&show_comments=false&auto_play=false&show_playcount=false&show_artwork=false&color=0058ff Harald BjörkBigfield via Harald Björk


Harald Björk travaille qu’avec des instruments physiques au lieu de logiciels de création de musicale, une approche qui est tout à son honneur et qui lui permet une plus grande versatilité pour ses prestations et qui, avouons-le, est beaucoup plus intéressant pour le spectateur que simplement assister à un artiste caché derrière son écran. Aux commandes de ses machines, le musicien nous sert une variété étonnante de sons, avec une maturité palpable avec une approche dynamique au genre, tout en réussissant de lui insuffler un vent de renouveau et ce, malgré les influences senties! Sur Bigfield, on retrouve des mélodies aux répétitions très accrocheuses, mais toutes en subtilités et des couches successives au niveau des arrangements, où l’on décèle pratiquement quelque chose de nouveau à chaque écoute. C’est ce qui, à mon avis, fait en sorte qu’Harald Björk se taille une place parmi les plus grands noms dans le domaine de la musique innovatrice.

Balado des Frères du Son – Édition Mars 2012

Pour commencer notre baladodiffusion, on vous propose notre capsule d’Un Petit Goût de Boulimie, qui résume les meilleures etplus récentes sorties de disques qui ont retenues mon attention. Un résumé des articles publiés ici même, qui sont également accessiblesvia lesfreresduson.com. Ce mois-ci, on vous fait entendre BillRyder-Jones avec sa pièce Enlacede son album If…, suivie par laformation Chairlift avec leurchanson Guilty as Charged extraitedu disque Something, pour termineravec le duo électro Alog et leurcollage sonore Orgosolo I, del’album Unemployed.
 
Avec notre capsule Madein Québec, on vous propose des artistes locaux quifont de la musique qui se distingue du lot. On commence ce tour d’horizonde notre terroir sonore sans plus tarder avec quelques nouveautés incontournables de chez-nous!

Impossible de passer à côté de Piano Mal, l’album solo de Julien Sagot, percussionniste et à ses heureschanteur pour quelques pièces de Karkwa,un impressionnant premier enregistrement s’il en est un! On l’a connu pour lespièces Pili-Pili et Au-dessus dela Tête de Lilijune qui ressortaient du lot et qui détonnaient de la voixde Louis-Jean Cormier, si bien qu’on le sentait cantonné dans un projet qu’iln’était pas tout à fait le sien. Maintenant dans un projet beaucoup pluspersonnel, Julien nous arrive avec unalbum tout en relief, riche autant vocalement qu’au niveau instrumental,puisque Piano Mal est tout sauf unenregistrement qui se concentre uniquement sur une seule facette, un brinmélancolique, certes, mais loin d’être déprimant pour autant. Sagot, de sa voix chaude et profonde noussusurre une poésie sombre avec son accent qui fait bien plus européen qu’autrechose. Le bonhomme est bien entouré, avec Simon Angell, guitariste de Patrick Watson et de la formationsuédoise Thus:Owls, avec sonapproche singulière, qui donne une atmosphère de western spaghetti et de Leif Vollebekk, avec son organe vocalet ses talents de multi-instrumentistes, qui viennent ajouter énormément àl’ambiance globale du disque. Rien qui ne surprendra nécessairement les amateurs de Karkwa, mais il y a quelque chose sur le disque Piano Mal qui se distingue suffisamment de cesderniers pour donner un album rafraichissant. L’un des trop rares enregistrementsqui, à mon humble avis, arrive à transcender les époques, les modes et quiréussira sans doute à marquer profondément le paysage musical québécois!
On enchaîne avec le jeune et fort talentueux Jesse MacCormack et sa bande depuisl’époque où le groupe s’appelait Mac avec un «c», lorsqu’ils vendaientleurs enregistrements de manière indépendante pendant leurs spectacles.Aujourd’hui, Mak est signé par l’étiquette de disques L-ABE,tout comme Jean-François Lessard, Vander, Doba et TheBlue Seeds, en plus, le disque est distribué par la machine Sélect,donc on peut le retrouver un peu partout. Je suppose que la formation a dûmodifier son épellation pour éviter des démêlées judiciaires, probablementsuite aux conseils que leur nouvelles maison de disque leur a suggérés. Lesriches sonorités et des structures de pièces raffinées sont au menu sur l’albumhomonyme de Mak. On se retrouvequelque part entre l’ambiance feutrée et très texturé de Patrick Watsonet la richesse instrumentale à la sauce Radiohead ou Karkwa avecdes paroles anglophones, vues les racines de Jesse, parolier etmulti-instrumentiste de la formation. Des ambiances toutes en subtilités etd’une grande sensibilité, livrées avec des harmonies vocalesmasculine/féminines hautes perchées, avec beaucoup de souffle un peu comme lafaçon de chanter de Louis-Jean Cormier, chanteur du groupe Karkwa. Onpense également à Leif Vollebekk et Armen at the Bazaar, passeulement pour les similarités de l’aspect vocal, mais aussi pour le voletmusical très atmosphérique. Les progressions d’accords sont parfois étonnantes,mais toujours efficaces et recherchés, servies avec une réalisation soignée. Grâce à un habile mélange de Rock-exploratoire,d’éléments Folk et d’Électronica, le disque ressortinévitablement du lot et ce, malgré les influences senties. Avec la qualité etla sincérité déconcertante avec laquelle chaque pièce a été conçue, ce n’estqu’une question de temps avant que Mak laisse une profonde marque sur le monde de lamusique au sens large, tellement que c’est une œuvre aboutie et ce n’est qu’undébut!
On continue notre capsule avec ce poète des temps moderne, Ivy, notre Slameur équivalent à GrandCorps Malade ou lui serait-il même supérieur, qui revient avec son deuxièmealbum intitulé Hors des Sentiers Battus.Avec une plume aussi inspirée que MartinLéon ou les meilleurs moments de DanielBoucher, combinée à des textes aussi conscientisés que fort à propos pourvenir dépeindre le portrait de nos trains de vie quotidien et de la sociétéactuelle. Habile des mots, Ivys’amuse à véhiculer ses réflexions avec ses chansons aux arrangements plusétoffés que jamais auparavant, puisque Horsdes Sentiers Battus est bien plus qu’un disque de Slam au sens officiel du terme. Une critique sociale, tel unpamphlétaire du nouveau millénaire, Ivynous a concocté des odes aux malaises de notre manière de vivre d’occidentauxface à l’échec de nos choix, qui viennent bercer les préoccupations des plusallumés d’entres nous. Rares sont les enregistrements qui réussissent à faireaussi efficacement le reflet de nos travers, un peu comme Simon Jodoin l’avait fait sur son disque Folk-Off, mais davantage pour la philosophie partagée que del’approche fort différente des 2 artistes sur leur forme d’écriture. Loin desdiscours creux et de la langue de bois, Ivynous sacre en plein face nos plus beaux côtés comme les plus laids, un peucomme il l’avait fait sur Slamérica,son premier disque, mais avec des arrangements qui rehaussent d’autant plus sespropos!
PIÈCES ENTENDUES DANS CE BLOC MUSICAL
Julien Sagot - Février (Piano Mal)
Mak – Cause to Effect (Mak) 
IvyMy Name Was (Hors des Sentiers Battus)

Pour notre Triple à Trois du moisde mars, on a décidés de faire ça avec une ambiance feutrée en vous présentant3 pièces issues de 3 disques différents d’un seul et même artiste qui portedifférents noms. On ne le juge pas, à chacun ses fantasmes, mais on parle de quoi au juste, vous demandez-vous probablement…
D’Helios, c’est le projet électro-ambiant-expérimental de KeithKeniff, qui a démarré sa propre maison de disque qui s’appelle Unseen Music,pour chapeauter ses projets, puisque c’est lui aussi qui est derrière lepseudonyme Goldmund et qui se trouveà être la moitié de la formation MintJulep. Ketih Kenniff créé égalementde la musique pour le 7e art sous son propre nom et pour Helios, le prolifique artiste américain, originaire de Portland,conçoit une musique instrumentale, aux accents un peu Post-Rock, planante, maistexturée où il utilise occasionnellement des sons environnementaux, comme deschants d’oiseaux, sans se faire Nouvel-Âge pour autant. C’est un genre deClassique contemporain aux accents minimalistes tout en autant diversifié auniveau de l’instrumentation employée.

https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Fplaylists%2F1591581&show_comments=false&auto_play=false&show_playcount=false&show_artwork=true&color=0081ff Projets musicaux par Keith Kenniff – Helios
 

Heliosfait une sonorité qui peut aussi bien être écoutée le jour comme le soir, avecses ambiances toutes en relief, qu’on pourrait comparer à Boards of Canada et Eluvium,jusqu’à un certain point. On peut aussi dire que c’est le principal projet deKenniff, avec 6 albums à son actif, dont un enregistrement devant public, c’estprobablement son volet le plus synthétique, malgré que les instrumentsacoustiques sont omniprésents. Différent de ses autres projets puisque sous lenom Goldmund, qui est principalementaxé autour du piano et qu’avec MintJulep, le duo qu’il a formé avec sa conjointe Hollie Kenniff, où ils nousproposent une formule plutôt Pop-atmosphérique, mais cette fois avec du chant.Il faut admettre que le musicien ne chôme définitivement pas et qu’avec Helios, il peut se permettre d’explorerl’une de ses facettes les plus complètes et inspirée au plus haut point! Enparlant d’altitude, on vous fait entendre la musique planante d’Hélios,sans vous faire attendre plus longtemps.
PIÈCES ENTENDUES DANS CE BLOC MUSICAL
Velius (Unomia)
Rising a Wind (Ayres) 
Cross the Ocean (Unleft)


Avec notre capsule D’Autopsie deCD, on vous décortique un disque d’un artiste réputé, versatile et toujoursaussi inspiré, peu importe la forme d’art qu’il décide de prendre pours’exprimer. C’est évident qu’il n’avait pas vraiment besoin de publicité, maisson volet musical nous interpelle suffisamment pour qu’on ne puisse pas faireautrement que de vous en parler!
Onconnait évidemment le fameux David Lynchpour ses œuvres cinématographiques complètement déjantées, on sait aussiqu’il est un adepte de la méditation transcendantale, peintre et designer à sesheures, c’est d’ailleurs lui qui a fait la conception de l’architecture de sonclub privé Silencio, directement inspiré de la boite de nuit du même nom dansson film Mulholland Drive, qui a ouvert ses portes à Paris en octobre 2011 etqui est gratuitement accessible après minuit. Comme si tout ça n’était pasassez, le voici qu’il s’aventure en contrées musicales et tout ce qu’on peuts’imaginer, c’est que ça ne peut être autrement que très particulier. Avec sonpremier album complet intitulé Crazy Clown Time, paru au mois de novembre 2011,presque 9 mois après avoir accouché de son premier maxi Good Day Today-I Knowoù on sentait qu’il cherchait musicalement sa ligne directrice, on découvre unenregistrement évidemment très atmosphérique qu’on dirait directement sortie deTwin Peaks, justement, une trame sonore qu’il avait conçue avec AngeloBadalamenti.

L’ambiance est sombre, psychédélique et étonnamment entraînante.C’est un genre de l’Électro de type IDM, proche parent du Trip-Hop, mélangé àdu Rock-expérimental où l’on peut entendre des passages vocaux féminins et ceque j’estime être du chant issus de sa propre voix rendue méconnaissable avecles différents filtres utilisés. On imagine que les collaborations n’ont pasdues être difficiles à trouver pour le célèbre réalisateur, donc c’est assezvarié sur le plan vocal et musical. Souvent, on croirait entendre Neil Young sous l’effet de droguedures, tellement que c’est éthéré comme traitement sonore. Au niveau desparoles, Lynch fait passer sesmessages et des brides de sa philosophie, particulièrement sur la pièce Strange& Unproductive Thinking. Je comparerais le genre que David Lynch fait à du Deathin Vegas ou si Lou Reedcollaborerait avec Portishead, pourvous donner une idée de la sonorité de Crazy Clown Time, son premier albumcomplet. Un titre très imagé qui en dit long et qui donne le ton pour lespièces entendues sur le disque, mais je pense qu’on ne pouvait pas vraiments’attendre à autre chose de la part de l’artiste! Pour vousdonner une bonne idée de ce que DavidLynch fait musicalement, on a sélectionné 3 pièces de son plus récent album.

PIÈCES ENTENDUES DANS CE BLOC MUSICAL
The Night Bell With Lightning
Pinky’sDream avec Karen O des Yeah Yeah Yeahs
Good Day Today

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Parution de la Semaine – 6 Mars 2012

Letalentueux guitariste Rocco DeLuca débarqueavec ses chansons touchantes et mélancoliques, sans être dépourvues d’unimpressionnant dynamisme pour autant, sur son album Drugs ‘N Hymns.

Lescompositions épurées de Rocco DeLucia, ce troubadour californien des temps modernes,me font un peu penser à la formation Daysof the New, pour son approche axée sur l’instrumentation acoustique. Parcontre, des pointes de traitements synthétiques se font sentir ici et là et sefont omniprésente, probablement ce qui le différencie le plus de ces derniers. Onsent l’artiste un peu écorché, voire même aux émotions à fleur de peau, sansjamais verser dans la victimisation. On devine qu’il a dû vivre bien dessituations difficiles pour en arriver à composer d’une manière aussi authentique.Bien sûr, on retrouve une approche apparentée au Blues et au Folk, je croismême que c’est un genre de Gospelmoderne sur son disque Drugs ‘N Hymns,qui d’ailleurs, ne pourrait porter un meilleur titre pour arriver à décrirel’ambiance entendue sur l’enregistrement, surtout si on se fie à la pièce titrede l’album, comme conclusion, avec son cœur et l’orgue qui viennent l’appuyeret rehausser d’autant plus notre expérience!

https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F32317604&show_comments=false&auto_play=false&color=0080ff Rocco DeLucaPower Of One (Mont Orgueil) via Wilson Nash Recording

Lesmélodies de ce protégé de Daniel Lanois nous hypnotisent, sa voix nous emporte quelque part dans au sud etdans un état second, où l’on ne sait plus tellement à quelle époque que l’on sesitue, tellement que la prise de son un peu rétro, sinon Lo-Fi, de Rocco DeLucase fait intemporelle. Des touches psychédéliques sont également de la partiesur quelques passages, particulièrement sur la pièce They Stride Like Gods, mais étonnamment, ces élans ne détonnent enrien du reste de l’album, qui allie les dobro, banjo, glockenspiel, piano, orgue et, plus souventqu’autrement, seulement une grosse caisse en guise de base rythmique, entre dessonorités un peu plus exploratoires. En somme, c’est un disque qui se fait unpeu court, mais vaut mieux en redemander que trouver que la sauce s’étire, cequi est tout sauf le cas sur celui-ci! Franchement, Drugs ‘N Hymns est l’un de ces enregistrements qui noustransportent littéralement dans un monde parallèle, envoutés par l’atmosphèreéthérée et le ton franc et chaleureux de RoccoDeLuca, qui détonne énormément du lot et qui est définitivement une bellesurprise dans le paysage musical actuellement!

Clip pour la pièce Lucky de Rocco DeLuca de l’album Drugs ‘N Hymns

Chef-D’œuvre du Mois – Février 2012

La formation allemande Mouse on Mars revient avec Parastrophics,un autre bricolage auditif complètement enlevant!

Déjà 6 longues années après que la formation menée parAndi Toma et Jan St. Erner nous avait offert du nouveau à se mettre sous la dent, la voici qui revient enfin, mais l’attente en valaitlargement la peine, puisque leur nouvel opus part dans tous les sens et nousexplose à la gueule comme une véritable bombe sonore. Sans danger pour notresanté, pas comme le manifestant collégial qui en a reçu une à l’œil par lesforces de l’ordre, mais sans doute une menace contre la paresse intellectuelle,le plus récent disque de Mars on Marsnous assiège par sa richesse et sa diversité musicale, avec sa polyrythmieintensive et une variété étonnante d’échantillons les plus invraisemblables ethétéroclite les uns des autres! Telle une courtepointe auditive, Parastrophics nous en fait voir detoutes les couleurs, sans qu’on trouve l’alliage trop contrastant pour autant,puisque l’ensemble se tient d’un bout à l’autre, sans donner un moment de répità l’auditeur, tout en arrivant à ne pas se faire étourdissant, mince défi ensoit, relevé haut la main par le groupe légendaire.

https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F33592520&show_comments=false&auto_play=false&color=0081ff Mouse on MarsCricket via Modeselektor

Auparavant sur Ipecac, l’étiquette de Mike Patton, actuellement sur Monkeytown Records, celle de Modeselektor, Mouse on Mars a pratiquement pu s’offrir les meilleurs maisons de disques, dont Domino, depuis ses débuts en 1993. Personnellement, j’attendais cet album avecune grande fébrilité, surtout depuis le temps qu’ils nous avaient pondus dunouveau matériel, je me demandais bien où ils pouvaient bien nous emmener cettefois-ci et je dois avouer que j’en suis encore quelque peu éberlué. Unenregistrement impressionnant par les différents chemins empruntés, de la bonnedéconstruction, sans verser dans l’exubérant, tout en ayant des élans downtempo, extrêmement diversifiéfinalement. J’oserais jusqu’à dire que Modeselektor,aussi talentueux et inspirés soient-ils, particulièrement sur leur dernieralbum, sans compter leur nombreuses formations émules dans leur catégorie,peuvent aller se r’habiller, puisque Mouseon Mars est revenu rehausser la barre de qualité, avec la parution dudisque Paratrophics, je vous en passeun papier!
  Clip pour la pièce Polaroyced qui marque le retour de Mouse on Mars

Les Genres de Chez-Nous – Février 2012

Pierre Fortin, le batteur pour les groupes Galaxie et Les Dales Hawerchuck, arrive avec MécaniqueD’hiver, un premier disque étonnamment très poétique et tout en harmonies. 

L’esthétisme de la pochette de l’album estsimilaire à celle d’OK Computer de Radiohead, malgré que le contenu ne s’ycompare pas du tout. Pierre Fortinnous livre des pièces aux paroles élévatrices et sans prétention, qui nouspousse à s’assumer pleinement, particulièrement sur la chanson Deal qui clôt l’album. Par contre, on aparfois un peu de difficulté de comprendre tous les mots énoncés, avec son timbrede voix grave et son ton un peu narratif, surtout selon la qualité du systèmede son par lequel on l’écoute, souvent déficient au niveau de la clarté defréquences qu’il emprunte. Un univers sonore et lyrique qui est non sansrappeler celui d’un autre émérite Fortin, Fred, avec lequel ils partagent que le patronyme, mais qui n’a aucun lien de sang avec Pierre, ni Dédé d’ailleurs…

https://player.soundcloud.com/player.swf?url=http%3A%2F%2Fapi.soundcloud.com%2Ftracks%2F31143708&show_comments=true&auto_play=false&color=0081ff Pierre FortinEnligne via C4 Productions
 

Au niveau musical, on retrouve un jeurythmique recherché, rien d’anormal lorsqu’on connait le parcours dupercussionniste, servis avec des arrangements stylisés, à la fois simples etefficaces. Au menu sur Mécanique D’hiver,on retrouve des lignes de synthés bien grasses et des guitares fuzzées à souhait. Pas étonnant, quand on sait quels musiciens ont participé à son enregistrement, c’est-à-dire, DanThouin et Olivier Langevin, qui sont dans l’entourage de l’artiste depuis deslustres! En solo, Pierre Fortin seretrouve à faire quelque chose d’assez différent de ses projets précédents pourse démarquer, des pièces qui ne détonnent évidemment pas tant de ce que Galaxie peut faire de mieux, maissuffisamment différent pour apporter quelque chose de rafraichissant, sans pourautant déplaire aux amateurs de ces derniers.
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